‹ Géographie médicaleChapitre 164 sur 663 · ÉCOSSE MÉRIDIONALE. — ÉCOSSB SEPTENTRIONALE · texte numérisé non relu

ÉCOSSE MÉRIDIONALE. — ÉCOSSB SEPTENTRIONALE

H* — Ecosse méridionale.

Comprise entre les deux isthmes, l'Ecosse méridionale porte les deux grandes villes du pays : Glasgow aux • cent dix mille maisons noircies par la brume et la fumée ide ses innombrables cheminées dont deux porte.nt leur | panache noir à 132 et 142 mètres de haut, Glasgow qui i malgré ses beaux parcs et ses vastes pelouses, aune rmortalité supérieure à celle de Bombay et de Calcutta tant est nombreuse la horde de faméliques qui y vit dans la saleté et l’obscurité; Edimbourg dont les sentines

sont remplies par une population misérable abrut-e par le vice. 1 *

Près de la baie de Solwav, le village de MofT.it, à 122 métrés d’altitude, a des eaux légèrement sulfureuses et

«ferrugineuses qu’on conseille aux débilités et aux lartreux.

Si Du m bar ton et Greenock sont fréquemment visitées oar les touristes qui vont admirer les sévères splendeurs l f°?h Eomond, Rotbesay, dans la petite île de Bude /requentée par les phtisiques qui viennent y goûter a douceur de ses hivers. h

^■11* Ecosse septentrionale .

ans la péninsule septentrionale de l’Ecosse s’alignent ass.fs des Gramp.ans parmi lesquels se dresse la lus haute montagne de l’Ecosse, le Ben Nevis « le roc m ouche au ciel » et qui baigne des deux côtés dans

I /iUX|*CT& ’° es‘ " La pl lJ part des montagnes du

dde I Ecosse ne sont revêtues que de landes et de

l’êcossb

tourbières aux nuances gris-sombre ou d’un gris terne ; des eaux noires emplissent les vallées étroites, semblables à des puits ; le brouillard qui rampe presque toujours le long des pentes, fait apparaître et cache tour à tour les crêtes des rochers, qui tout à coup, entrevues dans les vapeurs, semblent grandir comme des fantômes, puis s’abaissent de nouveau. La solitude immense donne à la nature environnante quelque chose de formidable. La terre semble morte, mais de chaque sommet on voit les eaux grises qui s’avancent en golles allongés dans quelques avenues de rochers ; parfois même on peut en entendre le grondement continu. (E. Iteclus).

Le climat de ces hautes terres est essentiellement maritime, plus encore que celui de l’Angleterre méridionale ; il est à la fois très humide et d’une singulière égalité. L’atmosphère y est presque toujours saturée de vapeurs qui fréquemment se résolvent en pluies qui ruissellent en torrents sur les rochers et gonflent d’eau les mousses des tourbières. Aussi certaines plantes du midi, avides d’humidité, peuvent croître sous les cieux vaporeux de la haute Ecosse, grâce à la clémence de ses hivers ; des fuchsias vivent en plein air sur les bords des lacs dans le comté de Sutherland. Pourtant malgré cette douceur et cette égalité de la température, les negrotants et les convalescents viennent peu en Ecosse. Ses sévères beautés n’attirent guère que les touristes et les chasseurs. Nous n avons rien à dire de ses deux villes importantes : Aberdeen et Dundee. Pourtant,? presque en face du détroit de Mull, Oban est une ville de bains très fréquentée ; mais si les promeneurs y af-* Huent en été, c’est bien moins pour y chercher la guérison de leurs maux que pour visiter les lochs, les île* et les châteaux d’alentour.

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