IV. — Les archipels écossais
Une série d’archipels prolonge l’Ecosse au nord : les Orcades, où dans le firth de Pentland, mugit le redou- . table tourbillon de Swelkie, « qu’un chant de l’ancienne rEdda dit être le moulin toujours en travail où se moud le sel de l'Océan »; les Shetland aux falaises abruptes, terres où ne croît pas un arbre ; les Hébrides où la mer n’est que rochers, où les îles ne sont que lacs, où la phtisie était naguère encore inconnue chez les indigènes qui ne quittaient point le sol natal et où, dans l'île Staiïa, est la merveilleuse colonnade de la grotte de Fingall dans laquelle les vagues brisées tourbillonnent en écume.
C’est là, par excellence, le pays des brouillards et des empêtes. Skye est « l’île des nuées » ; Mull est l’île -ombre». Pourtant si l’air est violemment agité, la température y est presque aussi douce pendant les longues uuts d’hiver séparées seulement par quelques heures l aurore que pendant les longues journées d’été coupées seulement par quelques heures de crépuscule.