‹ Géographie médicaleChapitre 174 sur 663 · LA MALARIA DES PAYS-BAS · texte numérisé non relu

LA MALARIA DES PAYS-BAS

variable. En effet, la Hollande est une vaste plaine ouverte à tous les vents, ce qui produit de brusques variations thermiques selon la direction de la brise.

« Qu’une brume cache le soleil et tout-à-coup un frisson semble passer sur la nature entière : le vent plie la cime des arbres et ride la surface de l’eau ; la mer s’élance contre la rive en vagues clapoteuses à moins que ! l'immense étendue de la plaine grise ne soit envahie par la brume, car souvent aussi l’Océan qui baigne la Hollande est morne et sans reflets; c’est bien cette mer lourde et lente dont parlait Tacite, la comparant dans sa pensée aux flots joyeux de la mer Tyrrhénienne. »

Il pleut, en moyenne, en Hollande, trois jours par semaine. Le ciel est presque constamment voilé par les nuages. II faut voir ces plaines monotones : le vert des eaux se confond avec le vert des prairies ; sur elles plane une brume que perce rarement un pâle rayon qui noyé les choses et les êtres dans le clair-obscur; sans cesse soufflent les vents qui se sont chargés d’eau sur

l Océan et sur les vastes estuaires de la Meuse et de l’Escaut.

IL — La malaria des Pays-Bas.

La Hollande étant le pays le plus marécageux de l’uuvers, le paludisme y ferait des ravages effrayants si la emperature estivale était plus élevée.

Et pourtant la malaria élève d’une façon très sensible

G(À, T t a lUOvlam d;,ns les provinces riveraines de a 1er du Nord et du Zuiderzée, principalement de la ande, la partie la moins salubre du royaume. A Mide juurg capitale de cette dernière province, la morta- Pfudéenne atteint les 8 millièmes desdécès; à Haar- ■m, les 7 millièmes; à Groningue, les 5 millièmes ; à

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