LA HOLLANDE
Leyde, seulement un millième, et à Amsterdam, les dix millièmes.
En Hollande, la malaria est à redouter surtout à Utrecht, en Zélande, et, en un mot, dans toutes les provinces riveraines de la mer du Nord ou du Zuyderzée.
Les parties les plus malsaines sont celles qui bordent les mers et les embouchures des fleuves. Les parties les plus saines sont les plus éloignées de la mer, comme la Drenthe qui n’est en grande partie qu’une plaine de bruyères. Flessingue participe du climat humide et brumeux, chargé de miasmes, de la Zélande. Le fond de l’ancien lac de Ilaarlem reste aussi une des régions les plus insalubres de la Hollande.
Amsterdam est loin d’être une ville saine; les canaux qui la traversent dans tous les sensont en moyenne plus d'un mètre de vase qu’il faut enlever au moyen de bateaux dragueurs et que l’on vend comme engrais aux jardiniers et aux agriculteurs des environs. Sous un soleil plus ardent Amsterdam serait vite dépeuplée. Malgré tout les fièvres intermittentes y causent soixante fois plus de décès qu’à Londres.