III. — La pathologie hollandaise
« L’immense étendue des marécages, dit B. Feris, répand sur une grande partie de la Hollande les émanations empestées de la malaria ; l’élévation du degré hygrométrique y explique la fréquence du rhumatisme, de la scrofulose et du rachitisme; la goutte, les calculs urinaires ont une préférence pour lallollande; la diphtérie y est plus fréquente qu’ailleurs ; enfin on y constate souvent des épidémies de typhus exanthématique. En revanche, la phtisie pulmonaire semble épargner les
LES PLAGES 1I0LLA.NDAISES
Pays-Bas d’une façon remarquable; les aiïeclions vénériennes y sont rares; le goitre et le crétinisme y sont inconnus. Quant au scorbut, si répandu jadis, il a totalement disparu aujourd’hui devant les progrès de l’hygiène ».
J) après A. Hirsch, dans les régions paludéennes, dans les contrées humides, le noma, compagnon de la malaria, forme une véritable endémie, à tel point que dire paludisme c’est presque dire noma.
Aussi on ne vit pas vieux en Hollande. La durée moyenne de la vie n’est que de 38 an». Il y a dans la contrée trop de mares, de canaux vaseux. Si les Hollandais n avaient pas su se créer des intérieurs bien propres, bien confortables, bien clos, avec le bien-être général qui leur permet de prendre une nourriture solide, la mortalité parmi eux serait effrayante.