L 'ALLEMAGNE
un rideau d arbres la flèche en grès rose de la cathédrale de Strasbourg.
Après la slalion d’Oos, un petit embranchement de la ligne de Hàle à Francfort conduit dans la forêt noire, à Baden-Baden. La ville est pittoresquement étagée sur les penles, entourée de forêts de sapins. Quoique non complètement abritée du nord, son climat est doux; le printemps y est précoce et l’été prolongé. Plus de vingt sources y versent des eaux chlorurées sodiques faibles dont la thermalité varie de 51° à 65°. On les emploie quelquefois en boisson, mais bien plus souvent sous foi me de bains contre la goutte chronique, le rhumatisme, contre toutes les affections chroniques des os et des articulations.
Après Karlsruhe, qui est une ville élégante et propre, aux rues rectilignes, on passe à Heidelberg et à Mannheim, saine malgré les marécages qui l’entourent,
\ 1 1 1 os situées à quelques kilomètres du fleuve, sur sa rive droite. Sur la rive gauche du lleuve, au nord de Landau, on vient en automne à üürkheim, à Grünstadt, à Frankenlhal, faire des cures de raisins.
Arrêtons-nous à Mayence et descendons le Mein jusqu’à F ranckfort dont les habitants fréquentent la station thermale de \\ ilhemsbad, dans le voisinage de llanau ; ] mais, à huit kilomètres seulement au nord de Mayence, ! est une station autrement célèbre et fréquentée: Wies- 1 baden, la capitale de l'ancien duché de Nassau. C’est une ville de repos et de guérison, agréablement située S dans une vallée du versant méridional du Taunus, au milieu de collines qui forment un rempart contre la violence des vents. La température y est peu variable j en été, mais la chaleur est forte. Les hivers y sont rela- 1 tivement doux et les malades y séjournent même en J celte saison. Des eaux chlorurées sodiques chaudes
VALL1ÎB DU RHIN
jaillissent à Wiesbaden de vingt-trois sources dont la ithermalité varie de 35° à G8°. On les emploie en bains, douches et boisson contre les affections catarrhales des diverses muqueuses, contre la scrofule, la goutte, la cystite, etc.
Wiesbaden n'est pas la seule station thermale du Traunus. Dans une brèche des montagnes qu’environnent de tous côtés des escarpements boisés, Schlangenbad ou ii bain des serpents », ainsi nommé des inoffen- -sives couleuvres qui se glissent parfois à côté des bai- .gneurs, a un climat doux ; l’air y est pur et vif. Huit -sources donnent des eaux thermales indifférentes, •^extrêmement onctueuses, riches, comme l’eau de pluie ou la rosée, en oxygène ou en azote. Elles sont sédatives en bains et conviennent surtout contre l’irritation nerveuse et toutes les formes du nervosisme. « Il n’y a peut-être aucune station, disent H. et P. Weber, qui exerce une influence aussi calmante sur le système nerveux. »
Langenschnalbaeh qui n’est qu’une longue et étroite rue encaissée dans une branche latérale de la vallée de l’Aar, a des eaux ferrugineuses assez pures, fortes et froides, avec excès d’acide carbonique libre, semblables à celles de Spa, mais sans trace d’hydrogène sulfuré. On les recommande contre l’anémie et la chlorose.
A l’est de Wiesbaden, dans la banlieue occidentale de Francfort, on peut encore mentionner: Mofheim ; Weilbach, qui possède deux sources, l’une, sulfureuse et faiblement minéralisée, que l’on conseille en boisson 'Contre 1 embonpoint et les hémorrhoïdes, l’autre, qui contient du chlorure et du bicarbonate de sodium, et dont on fait usage dans la goutte et quelques affections des voies urinaires ; Soden qui s’adosse aux montagnes du launus, sous un climat doux, égal, sédatif, et laisse
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jaillir- vingt-quatre sources chlorurées dont les Allemands vantent la vertu contre les affections catarrhales des voies respiratoires et contre l’emphysème ; Konigstein où l’on vient aussi faire des cures d’air.
Au milieu des hauteurs môme du Taunus sourdent les eaux de Cronberget de Cronthal, mais elles sont peu prisées ; les baigneurs, au contraire, se pressent, en été, dans les piscines de Hombourg Vor des Ilœhe, au pied du versant méridional du Taunus où l’air est pur, sec, fortifiant. Les eaux de Hombourg sont des eaux chlorurées sodiques énergiques, altérantes, toniques par leur fer, et s adressant surtout aux affections des viscères abdominaux.
A 1 orient du Taunus, dans les campagnes de la Wettereau, coulent plusieurs autres fontaines salines, à Nauheim, Wisselmsheiin, Schwalheim, Salzhausen. Les eaux de Nauheim réunissent trois facteurs utiles : chaleur, acide carbonique, chlorures. On les emploie en bains surtout et avant tout contre la scrofule.
Revenons au Rhin. Sur les coteaux qui se mirent dans ses eaux croissent les vignes qui donnent les vins pétillants, au goût d’ardoise, les vins d’Eberbach et de A oïl rath, de Johannisberg et de Riidesheim, de Bingen et d Assmannshausen où jaillit une source chlorurée < alcaline tiède, faiblement minéralisée.
Plus bas, sur la rive gauche du fleuve, en remontant un peu la Nahe, on rencontre, au milieu de collines où la vigne accroche ses pampres joyeux, Kreuznach où | jaillissent trois sources chlorurées sodiques que l’on utilise spécialement contre la scrofule, a Le territoire de ! Kreuznach est un des plus riches en ruines pittoresques du moyen âge : chaque promontoire des bords de la Nahe porte son vieux château, d’où quelque seigneur de