I. — Alsace-Lorraine
L’Alsace-Lorraine possède des terres fertiles ; elle est embellie par la variété des côteaux et des vallées, des forêts et des prairies. l'ourlant son climat, comparé à ■ celui de la France, est extrême.
Les étés y sont chauds, froids les hivers, et la température y subit des variations soudaines et considérables. « Les vents réguliers y sont précisément ceux du chaud et du froid, c’est-à-dire les grands courants atmosphériques du nord-est et du sud-ouest, que l’avenue formée parles \osges et la Forêt-Noire maintient dans leur direction normale ; mais dans les montagnes les alternances d échauffemenl et de refroidissement, qui appellent et renvoient tour à tour les brises de la plaine, détournent les vents généraux et les font osciller en courants qui suivent les vallées perpendiculairement à l’axe de la chaîne ». (E. Reclus.)
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Chaque année le thermomètre s’élève en moyenne à Strasbourg à 32°. II descend rarement au-dessous de — 1 3° en hiver.
« En Alsace, dit C. Millot, la température du jour, depuis l’aurore jusqu’à une ou deux heures de l'aprèsmidi, varie souvent de 20 degrés, surtout au commencement du printemps et en automne, quand le ciel est pur. Dans le courant d’avril, la baisse nocturne du thermomètre atteint au moins six degrés entre le coucher et le lever du soleil.
« La température diminue, dans les Vosges, en moyenne d’un degré pour 150 à 200 mètres d’élévation verticale; mais, dans les montagnes, l’exposition influe d une manière sensible sur le développement de la chaleur. De plus la diminution de la température entre les terres basses et les montagnes n’est pas égale en toutes saisons.
« Quand, versla fin de l’automne, de froids brouillards
pèsent sur la plaine du Rhin, et que les chaînes des Vosges et de la Forêt-Noire émergent du sein des bruines, semblables à deux îles aux contours accidentés, le soleil verse encore ses bienfaisants rayons sur les flancs des montagnes et les baigne de lièdes effluves. L’été est déjà loin, les arbres sont dépouillés, la terre n’a plus de moissons, mais les troupeaux paissent encore I sur les versants de Ilohrolh, dans vais de la Fecht et sur les chaumes du lac Blanc ».
Les orages sont fréquents; la grêle cause parfois de véritables désastres, et les pluies tombent en abondance dans les \ osges de Lorraine.
En résumé, l’Alsace a un climat continental: étés chauds, hivers froids, humidité de l’air modérée, pluie moins abondante que sur le versant lorrain.
Le climat de la Lorraine est également continental et
VALLÉE DU UIIIX
•assez rude ; sur le plateau les arbres fruitiers fleurissent quinze jours plus tard que dans le val de la Moselle. La température s’abaisse en hiver à — 20° et • elle monte en été à -f- 32°.
Parmi les sources minérales, on peut citer : les eaux (•chlorurées sodiques froides de Chatenois, dans la Basse- Alsace ; les eaux bicarbonatées sodiques gazeuses froides Itide Soullzmalt en Haute-Alsace ; enfin les eaux chlorurées sodiques de Sierck en Lorraine.
IL — Vallée du Rhin.
La vallée du Rhin participe du climat général de l Allemagne : chauds étés, âpres hivers.
Suivons le noble fleuve, « Valer Rhein », qui sort de la Suisse tout gonflé de la fonte des glaciers. La première ville (}ue 1 on trouve sur sa rive gauche, au sortir , du Boden-See, c est Constance. Ce n’est pas plus que Lucerne une ville deau, mais néanmoins, tous les étés, comme a Lucerne, les étrangers viennent se reposer dans la contemplation de ses calmes paysages et des I eaux limpides de son lac. Les villages de Meersburg et i Ueberlingen, bien exposés au midi, sur la rive septentrionale du lac, l’ile de Maineau se transforment dans la oelle saison en caravansérail.
Après avoir passé à Schalfouse où il fait un saut formidable, après avoir longé les quais de Bâle dont enorgueillit la Suisse, le fleuve nous mène dans le ^rand duché de Bade.
... Voie l1 l'ïbourg en Brisgau avec son munster dont la ec e ajoutée semble s être élancée de terre d’un seul et. 'n passant sur le pont de Kehl on aperçoit à travers