DANEMARK
laria et la syphilis du Julland, sont, de nos jours, à peu près éteintes. Le chiffre des suicides a semblé également décroître dans ces dernières années, mais l’aliénation mentale ne s’est pas atténuée et l'alcoolisme grandit comme ailleurs. D’un autre coté, les épidémies sont rares ou peu meurtrières et, en définitive, la morbidité est peu considérable puisque la mortalité du pays est une des plus faibles de l'Europe. D'où celte conclusion formulée par Lombard : que les Danois sont très favorisés, non-seulement pour leurs conditions démographiques, mais aussi pour la bénignité de leur pathologie. »
HL — Les sanaloria du Danemark.
On ne peut guère citer en Danemark qu’un petit nombre de stations sanitaires. Pourtant Marienlyst, près de Ilelsingœr, est une station fréquentée en été de même que les bains de Ivlumpenborg, près de Copenhague.
Du reste, en longeant le rivage du Sund, au nord de Copenhague, on voit se succéder, dans un pays charmant, les maisons de plaisance, les jardins, les parcs. Nombre d’étrangers viennent, en été, contempler ces paysages où il n'y a point de couleurs tranchées, point de tons heurtés. Les nuances discrètes des lilas et de l’aubépine se marient à l’éclat sévère des frênes, des chênes et des hêtres, et. à travers un rideau de fraîches frondaisons, on aperçoit les flots du Sund, d’une transparence laiteuse, semblables à un miroir d'opale où se réfléchit un ciel pâle. Je me rappelle avoir contemplé, un matin de printemps, du haut d’un coteau, une plaine entièrement couverte d’aubépines, une mer de fleurs dont les Ilots rosés roulaient et s’agitaient au souffle d’une brise attiédie.