LES STATIONS HYDRO-MINÉRALES DE LA ROUMANIE 2G
bords des affluents torrentiels des fleuves qu’envoient au Danube les monts de Transylvanie. Dans les villages sis au bord du lac et des rivières, à peine y a-t-il un huitième delà population qui, pendant les fortes chaleurs, échappe aux fièvres. « Dans les vallées marécageuses du Bas-Danube, dit Obédénare, toutes les fois que des femmes de la campagne sont réunies quelque part, on peut observer qu’elles prennent les poses et les attitudes les plus nonchalantes, c’est-à-dire celles qui exigent le moins de fatigue musculaire. Elles ne se tiennent pas assises, mais à demi couchées et le dos appuyé à quelque objet; elles ne tiennent pas la télé droite, mais penchée; elles ne promènent pas le ; regard d’un endroit a l’autre avec une certaine vivacité, mais elles le fixent longtemps sur le même endroit, et ce n’est qu’avec une certaine lenteur qu’elles tournent la tête et promènent leurs yeux pour regarder d’autres objets ; elles laissent enfin leurs bras presque pendants, de manière à n’avoir a faire aucun effort musculaire. » L’état de prostration de ces malheureuses est dû à l’anémie paludéenne.
Le mais constituant la base de l’alimentation des villageois, la pellagre n'est pas rare en Roumanie. Par contre, dans les vallées étroites des districts montagneux, es goitreux sont presque aussi fréquents que dans les Alpes et plus fréquents que dans les Pyrénées. Quant à
bi pbque, on ne l’observe que chez les Juifs venus de 1 ologne.