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V. — Les îles de la mer d'Ionie

Parmi les îles de la mer Ionienne, Cerigo, l’antique Cythère, l île d’Aphrodite, n’estqu’un rocher aride, aux cotes abruptes et ne pouvant même pas nourrir ses six mille habitants.

/ante ou Zakynthos, « fior di Levante », comme l’appellent les Italiens, est plus heureuse; un gai soleil illumine ses côtes rocheuses ; les figuiers, les cyprès, les vignes, les cactus, les aloës parent ses coteaux. La ville de Zante elle-même occupe un site charmant. « Elle s’étend en demi-cercle sur le pourtour d’un golfe largement arrosé, ouvert au pied de la montagne. Les blocs grandioses du mont Scopos, qui ferment l’horizon sur la gauche, les escarpements abruptes que couronne la citadelle, dans le fond, les molles ondulations des collines, servent de cadre à ce tableau, dont les maisons blanches de la ville forment le centre. » (Stanislas de Nolhac).

Céphalonie, la plus grande des îles ioniennes, d’où s’élève vers le ciel la cime de l’OEnos, n’est pas riante comme Zaeynthe : elle manque d’eau. Dans la petite

LES ILES DE LA JIBK d’IO.MK

église de la Sainle-Eleoussa, à une heure de distance de la ville de L, souri, jaillissent de roches tertiaire» des eaux froides sulfureuses. On en fait un grand usage conte, les catarrhes chroniques des bronches, les «fermatoses, et on les expedie même à l’étranger,

Chaque n’est qu’une terre aride et sauvage; et Leueadesur sa lagune ne porte qu’une ville peu salubre et infestée de moustiques : Hamaxikhi.

Mais la perle de la mer d’Ionie, c’est Corfou. Le charme

de la campagne, la douceur du climat, le voisinage immédiat de la mer y attirent et y retiennent de nombreux voyageurs. Le printemps y est délicieux, d'avril à ,„ai quand le vent apporte de tièdes exhalaisons salines auxquelles se môle le parfum des orangers. Juillet et août sont très chauds; de novembre à février les averses sont

fréquentes avec changements brusques de température

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