CAMPANIE
rapprochée et de couleur bleu foncé. Des vagues longues et uniformes venant de la Bocca Piccola, même quand elles ne sont pas fortes, sont aussi des avant-coureurs du siroco. » (Bædeker).
Le climat de Naples est surtout excitant. II convient aux lymphatiques, aux apathiques, dont le système nerveux est en quelque sorte assoupi, ou dont la maladie pulmonaire est à l’état chronique sans tendance aux hydropisies. Mais il ne convient pas aux pléthoriques et aux congestifs.
« 11 n est pas indilîerent de choisir tel quartier de Naples, écrit Lombard, plutôt que tel autre, car si le beau quartier de Sainte-Lucie et de la Villa Reale, ainsi que les collines qui les surplombent, sont très salubres et jusqu’à un certain point préservés des vents du nordouest, il n’en est pas de même du quai oriental qui s’étend depuis le promontoire du château de l’OEuf jusqu aux faubourgs que l’on a désignés comme étant la Sibérie de Naples ».
La fièvre napolitaine qu’on peut contracter à Naples n’est généralement pas dangereuse.
La malaria existe dans les anciens Champs Phlégréens, àBaïes, sur les bords du lac d’Agnano, à Pianura et meme a Pæstum. Sorrenfe, Pouzzoles, Capri, Ischia sont es séjours très sains. On les recommande volontiers aux phtisiques. J’en ai vu à la Solfatare de Pouzzoles, respirer a pleins poumons les vapeurs sulfureuses qui s échappaient du sol, et qui disaient s’en trouver très bien.
existe autour de la baie de Naples, sur la plage méridionale des villes et des villages au climat délicieux : oi ici, esina, I’orre del Greco, Torre dell' Annunziata, .as e lamare où il y a des eaux chlorurées alcalines, et a mol e Sorrente, que son exposition au nord rend surtout agréable en été.
ITALIE
Baia aussi est réputée pour ses eaux thermales, « également propres, dit Strabon, au pur délassement de ceux qui s’y baignent et à la guérison des malades ».
Carrière vante la salubrité de Salerne, la sérénité de son ciel, l’égalité de sa température.
Cette réputation de salubrité dont jouit Salerne, remonte à la plus haute antiquité. Le médecin Musa y envoyait Horace malade. L’histoire aussi rapporte qu’au retour des Croisades, Salerne, qui était sur le chemin le plus direct de la terre sainte pour les croisés d'Espagne et de France et même des pays plus septentrionaux, servit d’ambulance aux blessés et aux malades, tristes débris des guerres de Palestine. Le climat salernitain fut si bien apprécié par les soldats des Croisades que ceux même qui n’avaient pas besoin des secours de l'art s'oublièrent à Salerne au milieu d’un agréable repos.
Les deux rochers de Caprée, ensevelis sous une végétation que baigne un rutilant soleil, sont assez mal abrités ; pourtant l’ile constitue un séjour agréable à habiter à l’automne et au printemps.
L’ile d’ischia est non moins belle et son climat non moins délicieux. Aussi sa capitale, Casamieciola, est très fréquentée, du mois de mai au mois d’aoùl, à cause de ses nombreuses sources d’eaux thermales alcalinosalines.
La Pouille, la Basilicate, les Calabres, jouissent d’un climat analogue à celui de la Campanie, mais les miasmes paludéens déciment les habitants de ces régions fortunées.