ANDALOUSIE
effets dans les affeclions de la gorge, du nez et des voies respiratoires.
Arnedillo, dans la province de Logrono, a des eaux qui appartiennent au groupe des chlorurées sodiques fortes, bromurées et lithinées ; on les emploie en bains et en boissons contre la débilité, les affeclions rhumatismales et syphilitiques.
Loèches, à trente-quatre kilomètres de Madrid, est bien décliné de son ancienne splendeur. Pourtant sa source d eau sulfatée sodique magnésienne a une réelle efficacité contre les affections herpétiques.
^1. — Andalousie.
L Andalousie est, comme la Grèce et la Sicile, une des contrées de l’Europe dont la température moyenne est la plus élevée (entre -+- 12° et 17°). L’hiver n’est ipas froid et ne dure que quelques jours. A l’automne au printemps, le climat est délicieux ; il est torride et presque tropical pendant l’été. Souvent souffle le « me- "ja » qu on appelle ainsi parce qu’il traverse les solitudes du domaine de Médina Sidonia, et qui apporte
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ou ( levante d est encore plus redoutable pour les côtes méridionales. . Quand il se met à souffler, 1„ chaleur devient comme l'haleine d'un four: on sc croirait Ira,» |,o, e en plem Sahara. Une vapeur quelquefois rouigealre, blanchit re le plus souvent, et de nature encore hquee, . la calina », pèse sur Ihomon du sud es chaudes bouffées soulèvent sur les chemins, dani es campagnes même, des tourbillons de poussière et tflelnssetjt le feuillage des arbres; souvent, lorsque le
ESPAGNE
vent a persisté pendant plusieurs jours, on a vu les oiseaux périr comme étouffés.
« Tandis que dans les régions tempérées de l'Europe l’été est une saison de Qeurs et de feuillage, elle est, au contraire, une saison de sécheresse et de mort dans l’Andalousie. Si ce n’est dans les jardins et les campagnes arrosées, qui gardent leur éclat pendant les chaleurs, la végétation se brûle, se racornit, prend une teinte grisâtre qui se confond avec celle de la terre. Mais, à l’époque des averses équinoxiales d’automne, tombant en pluie dans les terres basses, en neige sur les montagnes, les plantes jaillissent et se dressent de nouveau ; elles jouissent d’un second printemps. En février, la campagne est dans toute sa beauté. Les pluies de mars, d’ailleurs peu régulières et presque toujours accompagnées d’orages, entretiennent cette richesse de la flore, puis la chaleur et les sécheresses reprennent le dessus, la nature se flétrit de nouveau. » (E. Reclus.)
Tel est le ciel de l’Andalousie. Parcourons maintenant ses villes principales.
D’abord « la Damas de l’Occident », Grenade la jolie. « C’est, dit encore E. Reclus, un des plus beaux coins du monde, surtout pendant la saison d’été, quand les villes des plaines inférieures sont bridées par la sécheresse. C’est précisément alors que les eaux descendues de la Sierra Nevada ruissellent avec plus de force, répandent autour d’elles la fertilité, l’abondance et la joie.»
En effet, à Grenade le climat est particulièrement salubre, frais en été, par ce que la Sierra Nevada la défend contre les vents du sud ; les rivières qui viennent de ces monts y entretiennent la fraîcheur et une verdure éclatante, alors que la plaine andalouse est partout ailleurs brûlée par le soleil. « C’est alors que la Vega
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véritablement un manteau vert à passementeries d argent». (E. Cal.)
Si on vante Loja, la ville aux fraîches eaux, l’oasis au
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de plusieurs ru^seaux qui descendent joyeusement vers
e juadalqmvir, est renommée pour la douceur de son
< «mat, la pureté de l’air qu’on y respire, l’excellence de ses eaux.
lhen que les élés de Cordoue soient d’une chaleur excessive et que les moustiques abondent, son climat est cependant considéré comme très sain.
Sev, Ile également est saine. Son atmosphère est pur,hee et embaumée par le parfum des 'leurs et des oranger» qui ornent les parterres des maisons. C’est une délicieuse résidence d’hiver.
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ESPAGNE
une température printanière pendant la saison d’hiver. Le thermomètre descend rarement plus bas que six degrés. Il se passe des générations entières sans qu’il neige sur la ville, bien que cela se voie quelquefois aux environs ; et, dans les jours les plus rigoureux de l’hiver, c’est à peine si la surface des eaux dormantes est légèrement ridée. Le beau temps est constant et n’est sujet à aucune variation. Les vents violents sont excessivement rares. Sur cent trente jours il n’y en a que quarante nuageux et couverts, et encore ne le sontils que pendant quelques heures. On ne compte chaque année que cinquante-deux jours pluvieux. La malaria, si fréquente dans les pays chauds à sol humide, est inconnue à Malaga. Le service de l’eau potable ne laisse rien à désirer.
Le climat de Malaga est essentiellement tonique. Lombard recommande aux malades de se « loger dans les quartiers de la nouvelle ville et plus particulièrement dans la rangée de maisons qui longent l’Alameda et qui sont garanties par leur orientation méridionale contre l’influence directe des vents du nord-ouest ou terrai qui sont si redoutables pour les organisations nerveuses et les poitrines délicates ».
Aux environs de Malaga les sources minérales sont nombreuses où les Malaguègnes viennent se délasser et se guérir pendant l’été. Telles sont les' eaux sulfureuses de Carra traça qui ont une grande réputation contre les affections cutanées et vénériennes; les sources thermales d’Alhama de Grenade qu’on utilise contre les rhumatismes ; les eaux de Lanjaron, dans le val de Lecrin, qui auraient, dit-on, plus de vertu que celles de Vichy, et de plus ont l’avantage de jaillir dans le « paradis » de l’Alpujarra. au milieu des sites les plus grandioses et les plus charmants.
MURCIE et VALENCE
Gibraltar, où les Anglais se sont établis en Espagne, est un séjour peu agréable. Enfermée qu’elle est par une haute muraille de rochers, J’air v circule difficilement, les chaleurs de l’été sont pénibles et il n’est pas rare de voir le thermomètre monter à 40°. Sous l'influence du vent d’est, la ville est souvent enveloppée d une brume qui rappelle aux Anglais le ciel de leur pays, pendant qu’Algésiras, de l’autre côté de la baie jouit d un soleil magnifique. Le vent d’ouest, qui règne généralement en hiver, apporte au contraire une température délicieuse.
En dehors de celles qui environnent Grenade, il y a encore, en Andalousie, quelques sources minérales appréciées. Près de Marmalejo, à un kilomètre de la rive gauche du Guadalquivir, il existe une source bicarbonatée sodique, riche en gaz acide carbonique, et que 1 on recommande contre les maladies du foie et surtout contre les dyspepsies. Martos, comme Marmalejo, dans a province de Lien, possède des eaux sulfureuses froides emp oyees en bains et en boissons contre les affections cutanées chroniques. Il existe aussi des eaux sulfureuses ,M lelmo> l)rès de Jerez de la Frontera. li“ à dix;,luit kilomètres de Cadix, entre deux
Médina Sid^°U ° ri ^ descend des tuteurs de î douta, Chiclana a deux sources sulfureuses
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