IV. Murcie et Valence
Les pentes espagnoles tournées vers la mer d’Afrique orment les provinces de Murcie et de Valence. 1
ESPAGNE
Dans ces régions, le climat est nettement africain. 11 n’y a plus que deux saisons : un long et ardent été et une saison d’hivernage qui dure d’octobre en janvier. Mais les écarts des saisons sont heureusement tempérés : en été, par le mistral qui descend des plateaux ; en hiver, par les brises régulières qui soufflent de la mei .
Murcie élève ses édifices et ses maisons dans !a belle vallée du Segura, au centre d’une campagne plautée de mûriers, de citronniers et d’orangers. Les Espagnols appellent Murcie le « royaume très serein » à cause de l’extrême transparence de l’air qu’on y respire, et les habitants du pays appellent leurs montagnes « montagnes du soleil et de l’air libre ». Le climat est excellent en hiver, mais extrêmement chaud en été.
Le climat de Carthagène est sain également, La température y est un peu adoucie, en été, par la traicheur des brises. J’ai gardé un mauvais souvenir de ses moustiques. Beaucoup de gens de l’-ntérieur viennent y prendre des bains de mer. Le froid est à peine sensible
en hiver.
Malgré ses arbres et ses (leurs, Valence ne jouit pas de la même salubrité que Murcie. Le mélange des eaux douces et des eaux salées dans les lagunes du littoral détruit la pureté de Pair et engendre les fièvres pernicieuses. Pourtant, les plages voisines du Grau et de Pueblo nuevodel Mar sont fréquentées par les baigneurs en été.
« Le climat de Valence, avec sa température elevee et la prédominance des vents humides de l’est, constitue une station chaude et humide ; c’est ce qui donne aux habitants un teint pâle, des chairs molles et bouffies, ainsi qu’un embonpoint qui tourne rapidement à l’obesité. 11 résulte de ces conditions climatologiques que les personnes excitables, nerveuses et disposées aux in-