PORTUGAL
vraiment rigoureuses que sur les plateaux où souffle la bise, et les chaleurs ne paraissent presque intolérables que dans les creux et les vallées où l’air circule avec peine : telle est la fissure au fond de laquelle coule le haut Douro ; au pied des rochers qui réverbèrent les rayons du soleil, à Peiïafiel notamment, on se sent comme dans un four. » (E. Reclus.)
A Coïmbre, 1 écart entre le mois le plus chaud et le mois le plus froid est a peine de dix degrés. Ainsi la moyenne de l’hiver est de -+- 1 l°,2i, celle du printemps de ■+■ 1 7°, 25, celle de l’été de -t- 20°, 50, celle de l’automne -t- 17°, 40 ; le mois le plus froid est le mois de janvier, avec une moyenne de -+- 10°, 7, et le mois le plus chaud, le mois de juillet, avec une moyenne de -t- 20°, 8. A Porto, la moyenne de l’hiver est de -+- 10°, 6, celle du printemps de 14°, 8, celle de l’été de -t- 21°, celle de l’automne de -f 16°, 2 ; le mois le plus froid est le mois de janvier, avec une moyenne de -+- 1 0° , t , et le mois le plus chaud, le mois d’aoùt, avec une moyenne de -t- 21°, 3.
La "Venise portugaise, Aveiro, dont les femmes ont une réputation de beauté justement méritée, bien que dans une situation admirable, n’est pas à l’abri des fièvres paludéennes.
La petite ville de Sào Jào da Foz attire chaque été un grand nombre de baigneurs que séduit la beauté de ses plages, la pureté de ses brises marines, le voisinage de ses forêts de pins. Les sables d’Espinho jouissent aussi d’une grande faveur, malgré l’odeur de poisson que répand le village, peuplé de pécheurs de sardine. Les plages de Granja, de Montedor et d’Ancora sont presque aussi fréquentées.
Les sources minérales sont nombreuses dans cette région. Les eaux sulfureuses Caldas de Gérez, qui sourdent dans un vallon tributaire du Cavado, au pied
Lusitanie du nord
de monts escarpés, couverts de hêtres et de pins étaient déjà connues du temps des Romains ainsi que les thermes de Chaves, près de la frontière d’Espagne, et les thermes sulfureux de Vizella, près de Guimaràes. On vante maintenant les eaux carbonalées sodiques ferrugineuses de Red ras Salgadas, les eaux carbonatées sodiques de \ idago, les eaux bicarbonatées mixtes et silicatées de Caldellas. On trouve encore des eaux sulfureuses abondantes et appréciées à Unhàes, aux environs de Govilhà.
Enfin, les eaux thermales sulfurées sodiques de Guso qui jaillissent au pied des monts de Russaco, sont très fréquentées, surtout à cause de la beauté des paysages environnants. En effet « peu de contrées, en Europe >sont aussi belles et d’un aspect plus enchanteur que les campagnes du Beira-Mar, arrosées par le Mondego cette " m’|ere df Muses »• d’autant plus chère aux Portugais qu elle coule en ent.ersur leur territoire. Un des villages situes entre Coïmbre et la mer porte le nom bien mérité de Formoselha ; une ville voisine est appelée Condeca >ova, qu une étymologie, probablement erronée, fait dériver de Condeixa, c’est-à-dire « la corbeilte de rm s » , nulle ville ne serait mieux nommée : ses
u^de'1 n'SSent à Coïmbre un ^ ses principaux uUiv' d TmerC6’ sont exquises ; ses jardins, bien
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St un lieu (tpirr03’ GS C0dres' ,0S cllL'nes’ les ormeaux, st un lieu de delices. » (E. Reclus.)