PORTUGAL
IH. — Estrémadure portugaise.
L’Eslrémadure portugaise, malgré quelques oscillations de température assez brusques, jouit d’un climat heureux sous des cieux que blanchit rarement la neige. On la voit resplendir de loin sur la serra de Eslrella et sur la serra de Lousào. Il est très rare d’en voir tomber à Lisbonne, où on l’appelle avec etTroi la « cliuva bianca », la pluie blanche.
Le climat est encore heureusement inlluencé par le « viento roteiro » ou bise tournante qui accomplit une rotation complète dans les vingt-quatre heures. A partir du mois de mai et pendant toute la belle saison, le vent souffle de terre au lever du soleil ; vers le milieu de la journée il a tourné au sud ; le soir, il vient de l’ouest et du nord-ouest; et, pendant la nuit, c’est un vent du nord.
La température moyenne de Lisbonne est de 15°, G ; la température la plus haute est de -h 3'J°, la température la plus basse de — 2°, 5. On compte chaque année une moyenne de 150 jours pendant lesquels l’azur du ciel n’est terni par aucun nuage. Aussi « la végétation, à Lisbonne, est tout à fait méridionale. On y voit des pelouses de ficoïde qui y remplacent le gazon de nos jardins. Les orangers, les citronniers y acquièrent un développement plus grand que dans les provinces méridionales de l’Espagne ; ils sont chargés de fruits en plein hiver. En plein hiver aussi fleurissent les camélias, à l'ombre desquels croissent des cactus arborescents. Ce printemps perpétuel, cette flore brillante, ce ciel limpide et velouté que n’altère pas un nuage, ce soleil radieux qui fait miroiter la vaste rade comme une glace polie, tout cela donne à la riante capitale portugaise une pby- i