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Ferghana

Le Ferghana peut être considéré dans son ensemble comme un pays riant, une terre de verdure et de fleurs. Le climat y est relativement doux. Au moisde décembre, le thermomètre monte souvent à midi jusqu’à dix degrés au-dessus de zéro. Dans les années exceptionnelles, il peut cependant descendre au milieu du jour jusqu’à 16 degrés au-dessous de zéro. Malheureusement le « garmsal » y souffle assez fréquemment en été et en automne. « Ce courant bas, venant de l’ouest et du sud-ouest, passe par-dessus les déserts brûlants de la Tourkménie et vient se heurter à la montagne où la porte de Ivhodjent lui livre un passage d’entrée dans le Ferghanâh » (H. Moser). Quand il souffle, le soleil se voile d’un écran de poussière line et brûlante ; l'atmosphère est lourde, étouffante ; tout dans le paysage gris est abattu, désolant.

Ivokan ou Khoukand, la ville la plus importante de la province, étale au milieu des jardins ses maisons qui renferment plus de cinquante mille habitants. Les Russes préfèrent le séjour de Marghilan, entourée égale-

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mont de jardins, et dont on vante la salubrité. Andidjari est également une des villes les plus agréables du Ferghanàh, grâce aux ombrages de ses jardins et au parc giboyeux qui se trouve au milieu même de la ville. Au nord-est, dans la vallée du Kouragan, jaillissent les eaux thermales, sulfureuses et carbonatées, de Djalabad-Ayoup, très fréquentées par les Sartes.

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