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VII. — Boukharie

Bien que le climat de la Boukharie soit continental, il est relativement doux, comme on peut s’en rendre compte par l’exposé des moyennes de température des douze mois de l’année : janvier : — 3°, 5; février : — 1°, 7 ; mars : -+- 0°, 1 ; avril : -t- 17°, 5 ; mai : -f- 23°> o ; juin : -h 28°, 3; juillet : -H 30°, 5 ; août : + 28% o ; septembre : 22°, 9; octobre : 13°, 4; novembre :

-t- 8°, 3 ; décembre : 6°. Mais, en certains jours de

janvier, le thermomètre peut descendre à — 15°, et monter en juillet à -+- 42°.

A la fin de mars, d’après Grisebach, on ose mettre à nu les vignes, les figuiers et les grenadiers, enveloppés pendant l'hiver. A cette époque aussi a lieu la feuillaison des arbres. En juin ou au commencement de juillet au plus tard, le froment mûrit; et simultanément aussi les prunes et les abricots, les cucurbitacées comestibles et les raisins précoces.

Déjà, en septembre, se manifestent parfois des gelées nocturnes qui peuvent compromettre la récolte du millet d’Italie, du vin et des raisins tardifs. La défeuillaison des arbres dure depuis la seconde moitié d’octobre jusqu’au commencement de décembre.

Bokhara « la noble », la « Rome de l’Islam », n’est plus qu’une ville pauvre, malpropre et malsaine. Les ulcères de toute espèce et les conjonctivites sont très fréquents parmi sa population. Les eaux de ses bassins que des préjugés religieux empêchent de nettoyer, sont infestées d œufs de Pilaire de Médine et près d’un quart des Bokhares sont porteurs de ce parasite qu’ils appellent le ver richta. .1 ai vu des barbiers en faire l’extraction avec une grande adresse.

TURKBSTAN

Tchardjoui, malgré la réputalion de ses melons, est une cite dont le séjour n’est guère enviable. Ses maisons en pisé m ont paru misérables et malpropres.

Iliesar a la gaie » est située en dehors de la région des fièvres, dans la haute vallée du Kafirnahan, au pied des montagnes neigeuses derrière lesquelles se cache le lac d’Iskander.

La région du Karatégine a un climat continental : hiver long et rigoureux, été chaud. L’hiver commence en octobre et se prolonge une demi-année. Les neiges, toujours abondantes, interrompent toute communication jusqu au mois d avril. Il en est de même au Darvaz. La longue durée et la rigueur de l’hiver varient naturellement selon 1 altitude des localités: il y en a où l'hiver, suivi de frimas et de neiges, dure huit mois. En certains endroits, il arrive tellement à l’improviste qu’il surprend les habitants au milieu de leurs maisons. En été, les ondées et les orages se déchaînent fréquemment dans les montagnes, mais non pas dans les gorges des ri\ ières, telles que laPandje et le Hingob, où la chaleur est étouffante. Les rochers se calcinent à tel point que la brise du soir apporte des effluves brûlants de fournaise. Sui les cimes, au contraire, il règne une atmosphère presque froide. Les vents y soufflent constamment : en été ils soulèvent une poussière aveuglante, en hiver ils amènent les tourmentes de neige.

Garm, la capitale du Karatégine groupe ses maisons dans un site grandiose, sur la rive droite du Sourg-ab. Des sources thermales carbonatées jaillissent dans le voisinage en un véritable ruisseau.

Le Ghignan et le Rochan, provinces comprises presque tout entières dans une zone d’altitude supérieure à 2000 mètres, sont appelés par les gens de la plaine « pays à deux vies», « comme si tous ceux qui entrent dans cette

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