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V. — Plateau central

« Les monts du Kourdistan et du Louristan sont égayés par les ébats de charmants ruisseaux ; ils fournissent des eaux intarissables, d’un côté au Tigre et au Chat-el-Arab, de l’autre au plateau d’Eran avec lequel ils contrastent par la grandeur de leurs gorges, la grâce de leurs vallons et la fraîcheur de leurs sommets » (0. Reclus).

En descendant des montagnes, on trouve d’abord à la base de l’Elvend, Ramadan, l’ancienne Ectabane, qui fut la somptueuse capitale de la Médie et l'une des quatre métropoles de l'empire des Perses. Elle est mal bâtie, à environ 1.500 mètres d’altitude, mais admirablement arrosée par ses sources et ses fontaines. Les hivers sont quelquefois rigoureux, mais la fraîcheur de ses étés en fait un séjour des plus agréables.

Kasvin ou Kaslein, au contraire, mérite peu son litre de Djemal-abad (ville de beauté). La chaleur y est insu pportable en été: une poussière suffocante y remplit l'atmosphère.

Téhéran ou Tihran (la pure), est bâtie au milieu de jardins délicieux au pied de l’Elbours. En été, la plupart des habitants fuient la ville, ses fièvres intermittentes, ses chaleurs malsaines, ses punaises venimeuses, et vont s installer sous la tente à l’entrée des fraîches vallées de l’Elbours.

Kachan est une ville bien arrosée et bien entretenue; mais les voyageurs affirment que les scorpions y pullulent.

Ispahan est célèbre aussi par la beauté de ses jardins et de ses campagnes.

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