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CHAPITRE IX

Le Baloutchistan.

« Sur le golfe d’Oman, une côte incendiée, étouffante, sf ei île, deserle , derrière cette cote des mon tagnes grillées, à pic ou 1res escarpées ; quand on les a gravies, un plateau, roches, cailloux, dunes, pâtures sèches, qui va se joindre aux plaines hautes de la Perse et de l’Afghanistan : c’est là le Baloutchistan, terre d’airain, montagne osseuse, air de flamme» (O, Reclus).

Dans cette région, le froid et le chaud sont excessifs. Sui les rives de l Indus le climat est brûlant ; sur les plateaux de I intérieur, il est tempéré pendant l’été et glacé pendant l’hiver. Entre Ivélat et Ivandahar la neige se maintient pendant plusieurs mois sur le sol et les sommets en restent éternellement couronnés. Il pleut de juin a septembre, en février et en mars.

Pende grandes villes élèvent leurs maisons dans le Baloutchistan. La métropole, Kélat, ne compte guère plus de dix mille habitants entassés dans des ruelles sales, bordées de maisons branlantes. Elle s’élève à plus de deux mille mètres au-dessus du niveau des mers.

UALOUTCHISTAX

sous un « ciel brusque et gélule ». En elîet, Kélatest exposée k toule la violence des vents du nord et la neige y recouvre le sol pendant plus de deux mois.

Kwatah, à 1.700 mètres d’altitude, sert de sanatorium aux Anglais ; des prairies herbeuses s’étendent à perle de vue aux alentours; son climat correspond à celui de l’Europe occidentale.

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