ÉTATS INDIGÈNES DEMI-INDÉPENDANTS
dénié, formant en quelque sorte la continuation du grand désert indien, surtout aux environs de Sam ber, grand lac salé, où le sol est recouvert d’une couche de sable qui empêche toute espèce de culture.
(les sables mouvants arrivent jusqu’au seuil même de la capitale Djaïpour ou Jeypore: là une chaîne de collines les arrête. Dans cette région l’hiver et assez rigoureux; mais, vers le mois de mai, les vents chauds commencent à souiller et rendent la température accablante.
L’agence comprend deux grandes villes : llikanir au milieu des plaines sablonneuses du Thar, et Djaïpour ou Jeypore, une ville peinte tout en rose et qui se vante d’être le paradis de l’Inde. Si son climat n’est pas très agréable, on vante au moins sa salubrité.
L’agence des Ktats orientaux comprend un grand nombre de principautés minuscules avec quelques grandes villes, comme Bhartpour et Oudéïpour. Dans l’agence de Sirohi s’élève le plateau d’Abou sur lequel est bâti le village qui sert de quartier général, de résidence et de sanatorium aux fonctionnaires anglais.
« Les quelques maisons dites Mont-Ahou, écrit de llubner, sont situées à quatre mille pieds au-dessus de la mer. Les pics qui les entourent atteignent une élévation de cinq à six mille pieds. C’est un petit plateau ou plutôt une vasque grossièrement taillée dans la pierre noire. Les sommets de la montagne en forment la bordure. La résidence de l’agent général, les habitations anglaises, une caserne et une maison de santé destinée aux soldats malades et à leurs familles, sont nichées suides blocs isolés, séparés les uns des autres par de petits précipices. On dirait des cuvettes noires couvertes d’un drap vert. Les sentiers qui les traversent forment les rues de la ville ». A propos du climat, le même autour ajoute : a L’air est trop froid, le soleil trop chaud, elles
INDE
nouveaux arrivés, surtout ceux qui viennent des terres chaudes de la plaine, prennent facilement la fièvre. Pendant mes trois jours de Mont-Abou, je grelotlaisde fro.d dans l’intérieur de la maison. Mais, à peine sorti dans le jardin, le soleil me faisait aussitôt rentrer et rechercher le feu de ma cheminée ».
La principauté de Scimlia, sans être absolument malsaine, souffre de fortes chaleurs pendant l’été ; mais les pluies amènent avec elles les fièvres qui sévissent v.olemmeût, surtout vers le nord. La grande ville est Gwalior, assise au sommet d’un roc escarpé, haut de
125 mètres.
La principauté d’Indore a également un climat chaud et humide, et, dans beaucoup de régions, malsain. La ville d’Indore elle-même est relativement saine.
Le Bundelund ne comprend qu’une grande ville : Dultiah, pittoresquement assise au milieu d’uneceinture de lacs et de forêts. C’est une ville coquette et très propre \u contraire, la capitale du Bogelund, Rewah, est d’aspect misérable et a l’air abandonnée malgré ses 40.000 habitants.
Le Nizamat (Etats de Nizam) forme un vaste plateau d’une altitude moyenne de 400 mètres. Le climat est généralement sain. La moyenne de la température annuelle est de 27° ; le maximum de chaleur est de il0, », le minimum de 1 1°,I .
La grande ville du Nizamat, Aurangabad est situee dans un fond marécageux et insalubre. ....
Enfin l’État de Guicovar a pour capitale la grande ville de Baroda. La moyenne annuelle de la température y est de 26°, 9, celle de juillet de 34°, 8, celle de janvier
de 20°, 7.