II. — Pathologie birmane
La malaria, la dysenterie et l'hépatite tiennent le premier rang dans la pathologique birmane. Le choléra est endémique comme dans l’Inde.
Il y a actuellement plus de trente mille lépreux en Birmanie et presque tous sont sans asile. Un en rencontre partout, sur les chemins, dans les rues des villages, aux portes des pagodes, au milieu des marchés, pleurant, se lamentant, tendant vers les passants des bras éplorés.
Ils sont particulièrement nombreux dans la Birmanie septentrionale, mais on en rencontre aussi dans la Birmanie méridionale, dans tous les environs de Rangoon et à Rangoun même.
11 y a seulement quelques années, personne ne se préoccupait de ces malheureux, pas plus le gouvernement anglais que le gouvernement birman. C’est aux prêtres des missions étrangères françaises que revient l’honneur d’avoir tenté quelque chose pour leur soulagement et empêcher la propagation de la lèpre. La léproserie de Mandalay est très bien aménagée et contenait, lors de ma visite, plus de deux cents lépreux. Celle de Rangoun, construite en bois de teck et en bambou, est également très propre et presque élégante.