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VIII. — Yun-Nan

Le climat du Yun-Nan est tout à fait spécial. Le nom de la province signifie qu’elle se trouve au sud du rideau de nuages qui couvre, pendant l’hiver, la partie centrale du Se-Tchouan. Le même temps couvert règne pendant cinq ou six mois d’hiver dans les régions basses du haut Tong-King. On traverse ce rideau de nuages dès qu’on s’élève à 1.000 mètres d’altitude, soit dans le haut Tong-King, soit pour monter au Yun-Nan ; pendant que le soleil disparaît pour les régions inférieures, il brille, au contraire, continuellement sur les plateaux élevés. On y voit à peine quelques nuages isolés qui disparaissent rapidement. Tous les jours s’élève, vers huit heures du matin, un vent tiède et sec du sud-ouest ; ^on intensité augmente jusque vers deux heures de 1 après-midi ; elle devient alors souvent tout à faitexcephonneile et s’accompagne parfois d’un transport d’une

INDO-CHINE FRANÇAISE

poussière jaune excessivement fine dont la teinte remplit toute l’atmosphère. Le vent diminue vers le soir et laisse le ciel s’éclaircir. En février, il dure souvent jusqu’au milieu de la nuit. Ainsi, au point de vue de la température, pendant huit mois de l’année, le climat du ^ un- Nan ne peut se comparer qu’à celui des bords de la Méditerranée, mais avec un air à la fois tiède et complètement sec. A 2.000 mètres, on observe à peine le malin

quelques traces de gelée blanche.

A partir du 25 mai commence la saison des pluies. Elles se propagent depuis les côtes jusqu’au \un-Nan, où elles ne s’établissent franchement qu’un mois plus tard. Les orages torrentiels des régions tropicales ravinent alors les plateaux des terres rouges et les flancs des collines calcaires.

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