MONGOLIE
de leur blancheur aveuglante, font détourner déjà à distance la tête de ceux qui approchent. Le ciel, immense miroir parabolique, transparent et bleuâtre commode l’or étendu à l’extrême, semble faire rejaillir sur la terre la splendeur rieuse de l’astre. C’est comme si le soleil, placé au foyer du miroir céleste, envoyait par pitié de la terre tous ses rayons vers ce ciel scintillant qui les renvoie vers le sol, tout aussi forts, mais dispersés. »
Le désert d’Alâ-Chan qui en, réalité fait partie du Gobi, présente les mêmes alternatives de froidure et de chaleur. En été, alors que le soleil darde ses plus chauds rayons, << pas un arbre, pas un arbuste ne vous offre un ombrage protecteur, ne fut-ce que pour quelques minutes. Aucun souffle ne vient rafraîchir le front du voyageur. L’inexorable soleil brûle jusqu’à son déclin ; le sol, fortement échauffé, vous rend cette chaleur jusqu’au matin suivant, et alors apparaît le disque rouge sang de l’astre du jour qui brûle de nouveau tout ce qui a pu s’attiédir pendant la nuit. En hiver, l’aspect du désert est le même; il n’y a de changé que les conditions climatériques. L’insupportable chaleur fait place à des froids insupportables ». (Prjévalski).
Les grandes villes sont : Ourga, au pied des monts Cou n tou ; Ouliassoulaï, dans la vallée venteuse de la rivière Dzaghislaï ; Tchen-le-fou, à 180 kilomètres de Peking et résidence d’été de l’empereur ; Tchouen- Tcheou, au milieu des jardins et des vergers ; et, dans la province de Chan-si ou Mongolie du sud, Ivoukoukoto, la « ville bleue», qui compte, dit-on, 200.000 habitants.
CHINE