‹ Géographie médicaleChapitre 379 sur 663 · Mongolie · texte numérisé non relu

Mongolie

Ko Mongolie, la sécheresse est extrême, la température est sujette à des variations énormes d une saison à l’autre et môme d’un jour et d’une heure à l'autre. Les versants du nord et du nord-ouest, soumis aux courants glacés qui soufllent du pôle eu hiver, sont glacés et sans humidité; en été dominent sur les plateaux les vents chauds du sud et du sud-est.

Les nuits sont fraîches en été ; en hiver, les voyageurs portent des masques de feutre pourempecher la peau de

se fendre. »

A Ourga la température varie, de l’extrême chaud à l’extrême froid, de -h 34° à —48°, 2 ; à Si-van-lsé de -+-

32°, 8 à 31°, 5 ; à Ouliassoulaï de -t- 33° ù — 47°, 3.

On a ainsi des écarts de température qui dépassent 80". Dans le désert de Gobi ou Chamo, 1 été la chaleur est tropicale; en hiver, au contraire, la température s’abaisse au point d'atteindre le iroid des contrées polaires. Le Gobi appartient à la Sibérie par ses froidures ; par ses chaleurs il ressemble aux Indes. Un intervalle d’une demi-journée suffit pour que le thermomètre monte en décembre de quarante degrés.

« Le désert mongol, même en été, écrit A. L lar, ne ressemble guère à celui d Afrique. La chaleur est plus brûlante, mais n’accable point; le vent plus aigu, mais moins étouffant. Le sol, constellé au printemps, par ci et par là, de rares graminées aussitôt jaunies, est, dans la plaine, dur et uni ; il luit en véritable terre-cuite. Seules les petites des interminables rangées de collines qui sillonnent ce fonds d’une mer antédiluvienne, forment d’affreuses barrières sablonneuses, qui,

Page 1