VILLES
torrentielles tombent pendant l’été. En somme, le climat coréen est désagréable et malsain.
IL — Pathologie.
Le séjour de la Corée est presque intolérable pour les etrangers l’été, à cause des insectes et de la vermine. Les cancrelats pullulent. « Le cancrelat ronge I épiderme et y fait une plaie plus gênante et plus longue à guérir qu’une écorchure ordinaire. Ces animaux, beaucoup plus gros que les hannetons, se multiplient avec une rapidité prodigieuse et le proverbe coréen dit : « Quand une femelle de cancrelat ne fait que 90 petits dans une nuit, elle perd son temns ». (G. Dallel).
J IL — Villes.
La capitale, Séoul, est bien située, à la base méridionale du Iloa Chan, et à l’ouest de la chaîne du Kouan-
bng, qui la protège contre les vents froids du nordest.
« Séoul est dans une situation ravissa nie, écrit A. 11amillon. De hautes collines et des montagnes s’élèvent aux abords de la cité, avec des pentes rudes, abruptes et dénudées, sauf là où des masses sombres d’arbres et d arbustes s’efforcent de vivre. Les vallons qui occupent espace entre le rempart des collines et les murailles de avilie, sont frais et verdoyants. De petits champs de m’ avec ^es orouI»es de chaumières au milieu, s’éten-
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déni entre la capitale et le port de Chemnlpo. 1- atmosphère est claire, l’air est doux, la ville est pioprc et bien ordonnée. On peut vivre d’ailleurs très < onforiablement dans la construction de brique a trois étages qui, d’un assemblage d’éditices coréens au pied de la muraille de la ville, est devenu l’hôlel de la gare ».
Les rues sont splendides, spacieuses, propres, pourvues déjà d’un système d’égouts. Les ruelles étroites et malpropres ont été agrandies ; les ruisseaux fangeux et pleins d’immondices ont été recouverts. Pourtant il > a encore des rues où la voirie semble inconnue, où les boutiques surplombent des rigoles ou égouts a ciel ouvert. Les boucheries en particulier sont infectes et répugnantes. ,
Chemulpo est le port dé Séoul et lui est reliée par un chemin de fer. C’est maintenant une ville propre, aux rues larges, avec des boutiques et des hôtels installés à l’européenne.
Won-San se compose d’un pittoresque assemblage de maisons couvertes de chaume et de tuiles, entassées le long de ruelles étroites et malsaines. Une insupportable odeur de poisson pourri imprègne tout ; cette puanteur Hotte lourdement dans L’atmosphère, sauf sur les sommets ventilés qui ceinturent la baie. Le climat est sec et salubre ; la chaleur est tempérée par la brise de mer et les nuits sont fraîches. Won-San est un peu plus frais que Chemulpo en été et un peu plus chaud en hiver, car la sécheresse de l’atmosphère tempère beaucoup le froid. Les ciels d’automne se prolongent splendides pendant tout l’hiver.
Fusan est une ville bruyante et très sale. Les rues ne sentie plus souvent que des ruelles embourbées avec des égouts à ciel ouvert.
VILLBS
Mok-po a trop de marécages bourbeux dans ses environs pour être une ville saine. On peut en dire autant de Chin-am-po dont la situation pourtant a été améliorée. Wi-ju, à l'embouchure de la rivière Yalu, a une situation plus heureuse.