Climatologie
Sur le littoral l’Australie respire sous un ciel joyeux et bleu comme celui de 1 Italie, avec un climat cjui rappelle celui de Naples et de la Sicile.
Ce sont des baies brillantes, des ravins touffus, de charmantes ouvertures de vallées, des forêts, des hauteurs grandioses.
Ce splendide rideau de verdure du littoral cache un intérieur nu et répulsif : des étendues plates, des vallées effacées où dorment des chapelets d eaux stagnantes, des herbes sèches, des épines, la solitude, la chaleur et les vents de fournaise.
Le centre de l'Australie ressemble au Sahara par 1 aridité, le ciel torride et l’immensité des déserts. Les journées sont brûlantes, les nuits froides. A des hivers sibériens succèdent des étés tropicaux. L’humidité est rare et il n’y a aucune régularité dans la chute des pluies. Pendant ces longues sécheresses le thermomètre monte
PATHOLOGIE
parfois à 70". Une poussière brûlante recouvre le sol et Hotte dans l’air, prèle à boire la pluie si par hasard il en tombe. « Sur ce sol sans inclinaisons, écrit F. Scbrader, les fleuves naissants restent des nappesde boue. Il n’y a aucun ordre discernable dans la chute des pluies ; dans certaines régions se succèdent des périodes d’une séchelesse désespérante ; dans d’autres, il pieu t pendant huit a dix années consécutives et des rivières se forment, i uissellements vagabonds au milieu d’un désert poussiéieux, rivières d’eau sale, qui s’étalent en mares de boue. Parfois, si l’eau rencontre une dépression, la terre se noie, un lac trouble et sans profondeur se forme, envahit jusqu al horizon, inonde pendant plusieurs années, puis se rétrécit, se dessèche, comme fit le lac Georges », U Australie est en somme un bloc de terre émergée sans organisation, sans rythme régulier de vie, °où berbes et arbres vivent et meurent suivant des circonstances imprévues, où végètent une faune pauvre et arriérée, une race d’hommes misérables.
U été se manifeste en décembre, janvier et février.