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III. — Nouvelle Calédonie

Située en entier dans la zone torride, la Nouvelle Calédonie a une température moyenne fort élevée. Néanmoins, malgré l'influence modératrice de l’Océan, il existe des écarts notables entre l’été et l’hiver. La température moyenne annuelle est de 24° à 2a° ; les mois extrêmes sont février avec 28°, 2 et juillet avec 21", 4. Le thermomètre monte très rarement au-dessus de 33° au failieu du jour et il descend rarement au-dessous de 8° pendant les nuits les plus froides. Sur les douze mois de l’année, trois seulement offrent des températures parfois excessives, pendant une période qui s’étend généralement du milieu de décembre au milieu de mars. Cette période de chaleurs est préparée ou suivie par quelques jours de chaleurs moins fatiguantes dont le maximum peut être évalué à six semaines ou deux mois au maximum. Puis, pendant sept mois de l’année, on jouit d’une température délicieuse, ni trop élevée, ni trop basse, assez semblable à celle de nos plus beaux printemps de France.

La saison humide n’est pas nettement tranchée ; pourtant les pluies sont généralement abondantes pendant

les fortes chaleurs.

En somme, la Nouvelle Calédonie jouit d’un climat

nouvelle calédome

qui peut, sans exagération, passer pour un des plus beaux et les plus salubres du monde.

Malgré quelques régions marécageuses, notamment sur la cèle occidentale, les lièvres paludéennes sont inconnues, et l'européen peut y remuer la terre sans redouter aucune des maladies épidémiques qui rendent souvent dangereux pour lui le séjour dans les pays chauds. Le soleil lui-même n’est pas, en Calédonie, un ennemi contre lequel il faille se garder sans cesse, comme dans les autres pays tropicaux. Les précautions élémentaires suffisent à garantir de ses atteintes.

« 11 y a dans ce pays, dit O. Reclus, des vallées fermées aux brises de l’Océan, des marais d’où devrait monter la mort : et pourtant là-même indigènes et Européens se portent à merveille. Le niaouli, qui est un myrte aromatique, croit précisément en forêt dans ces vallées et sur le lourde ces marécages. Serait-ce le bienfaiteur de la Calédonie comme l’eucalyptus est celui de l’Algérie? ».

Les maladies qui frappent le plus communément les Néo-Calédoniens sont : la variole, laconjonctivile, le lupus, la gale, la lèpre, I’élephanliasis, la syphilis, la dysenterie.

Nouméa, la capitale et la ville unique de l’ile, est située sur une péninsule montagneuse, découpée de baies et de criques, et entourée d’iles et d’ilots. De beaux arbres ombragent ses avenues et elle est pourvue d’eau en abondance.

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