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II. — La Meuse

Après cette vue d’ensemble, reprenons un peu chaque région en particulier en suivant dans une certaine mesure la délimitation des départements.

Le département de la Meuse, presque tout entier assis sur un sol de craies et de grès verts, ne présente que des variations de climat insignifiantes, malgré qu’on y distingue l’Argonneou montagne de la Woëvre ou plaine. En effet, la différence d’altitude entre l’une et l’autre n’est guère que de trois cents et quelques mètres. De grands bois couvrent encore les crêtes, notamment dans les deux Argonnes, qui bordent à droite

et a gauche la vallée de la Meuse descendue du plateau de Langres.

A Bar-le-Duc, à Verdun, la moyenne annuelle de la température est à peu près celle de Paris (soit -+- 10°, 6 u t(P,8), mais à Commercy elle n’est plus que de 9°. En général les étés sont plus chauds et les hivers plus rudes que dans la région séquanienne. Il gèle une cinquanlaine de jours par an.

Les vallées sont souvent enveloppées de brouillards,

les plateaux balayés par des courants d’air vifs, très Iroids en hiver.

Si les médecins envoient peu leurs malades dans la euse qui est pourtant une région fort saine, c’est le pays d où nous viennent les « délicatesses de bouche », une foule de gourmandises très appréciées des estomacs délicats : les confitures de groseilles blanches et de framboises de Bar-le-Duc, les madeleines de Commercy,

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