LE CLIMAT AFRICAIN ET SES MALADIES
ports ni abris, fleuves encombrés de cataractes, mouche tsé-tsé mortelle aux animaux de transports, esclavage. Et. pourtant voici que ces obstacles disparaissent: « La difficulté séculaire de la vie africaine, disait M. G. Hanotaux au dernier congrès de géographie d’Oran, c’était le manque de portage, avec, pour terrible corollaire, la fatalité de l’esclavage humain. La mouche tsé-tsé multipliait, par son insaisissable offensive, la défensive naturelle du sol et du climat. Or, voici le nouvel ouvrier : c’est le fer. Les « porteurs » de l’avenir, c’est-à-dire les bâtiments, les locomotives et les trains, sont insensibles aux attaques de la mouche. En outre, un nouveau progrès non moins décisif est à la veille de se réaliser. Le vaccin de la mouche tsé-tsé est l’objet de recherches et d’études nombreuses ; le problème est serré de près ; sa solution est imminente. Le jour où ce progrès sera réalisé, un des plus grands bienfaits qui puissent être répandus sur la planète par le génie humain se sera produit. La moitié du continent africain sera rendue à la civilisation et à la vie.
« Le climat se ressentira d'une meilleure organisation des forces naturelles. Les forêts profondes seront percées et des régions immenses rendues a la divine lumièic du jour. Les marais seront desséchés, les écoulements facilités, l’excessive fécondité, qui encombre la terre et les eaux, sera contenue. Par contre, la où l’eau manque, là où le caprice des saisons la distribue mal, elle sera captée, retenue, aménagée, utilisée: celle qui repose sous le sol sera aspirée et rendue à sa surface : le problème du désert sera lui-même abordé, et, peut-être, saura-t-on lui faire connaître un jour, par des plantations appropriées, une sorte de richesse et de fécondité. »