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II. — Pathologie africaine

Il n’y a on réulilé en Afrique que deux saisons bien tranchées : la saison sèche ou fraîche et la saison des pluies.. La première, avec ses écarts de température, est funeste aux noirs; la seconde, uniformément chaude, oiagouse et humide, se montre au contraire dangereuse pour les Européens. Il est un proverbe sénégalais qui résume assez bien la question : « la chute des feuilles du baobab, c’est la mort des noirs ; la pousse de ses feuilles, < est la mort des blancs ». Ce cycle simplifié se reproduit avec une désespérante monotonie.

« Lest à la saison fraîche que les Européens peuvent donner toute leur activité, c’est le moment propice pour les voyages et les expéditions. L’hivernage est par contre des plus pénibles pour les blancs. Dans cet air lourd et brûlant, chargé d'eflluves, sous un ciel toujours en feu, alors que les nègres deviennent de plus en plus actifs et animés, nous résistons au contraire fort mal ». (J. Hrault).

Le paludisme est l’endémie la plus redoutable de 1 Afrique et particulièrement des régions tropicales ; elle } icvet souvent la forme bilieuse hérnoglobinurique.

Aux embouchures des rivières, sur les côtes basses de la Sénégambie, du golfe de Guinée et du Congo, la dysenterie se présente souvent avec sa complication la plus redoutable, l’abcès hépatique.

Les grandes pandémies, choléra, fièvre jaune, peste,

• ngue, ne sont pas encore éteintes er exercent de temps en temps leurs ravages sur le continent africain. La variole y est toujours redoutable. La lèpre, l’éléphantiasis, "Icere phagédénique sont encore fréquents dans cer-

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