II. — Pathologie abyssine
La zone basse, formée parle littoral delà mer Rouge, est, comme nous l’avons vu, très malsaine. La malaria y est particulièrement redoutable. On rencontre encore cette endémie dans la zone moyenne jusqu’à 1800 mètres d’altitude.
La variole ou fantatta est encore extrêmement fréquente et très dangereuse. Néanmoins depuis que le né* gous Ménélick a introduit la vaccination dans ses états, elle tend à diminuer de fréquence et d’intensité.
La lèpre est très commune sur le plateau éthiopien et la ville d Addis-Ababa renfermerait au moins un millier de lépreux. Elle est également très commune, dans les kollas, surtout dans les villages habités par les Felacha.
On rencontre des goitreux en assez grand nombre dans les hautes vallées.
La syphilis, d après R. Wurlz, est extrêmement fréquente en Ethiopie, surtout dans l’armée abyssine, filiez les Gai las, dans la campagne, elle est beaucoup plus rare, sauf dans les environs des villes, où l’élément abyssin introduit la vérole. Il ne semble pas qu'elle soit plus grave, quand elle est traitée convenablement, que les syphilis moyennes observées à Paris. Par contre, non soignée, elle donne lieu surtout à des syphilides muqueuses graves, avec des portes de substance considérables.
Le ténia est très répandu chez les Ethiopiens : il est
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ABYSSINIE
dû cà l'ingestion fréquente de viande crue. Dans ces festins de « brondo », selon Bruce, ils ingèrent de la viande de bœuf encore palpitante, simplement assaisonnée de poivre et de piment.