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V. — Harrar

Le pays des Danakils est un sol bas, brûlant et aride. Les régions du centre, au contraire, sont monlueuses et escarpées. La capitale, Harrar, esl située à 1000 mètres d’altitude, sur une colline en dos d’âne, surplombée à courte distance par des montagnes plus

COTE DES SOMAUS

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hautes. Les maisons sont construites en pierre île tuf aux tons brunâtres ; elles n’ont que de rares ouvertures sur des ruelles étroites, montantes et sinueuses. Un rempart de pierre Manqué de tours crénelées enceint la ville.

Ilarrar jouit d’un climat relativement tempéré. La moyenne annuelle de la température est de 12° à 15°. C’est une charmante oasis au milieu de régions arides, car elle a des champs fertiles, des bosquets d’arbres variés, des eaux courantes entre des bords fleuris.

La lèpre n est pas rare à Ilarrar. La variole y exerce tous les ans des ravages considérables que l’entassement des maisons, la saleté des habitants et le défaut de soins expliquent facilement. La syphilis y est très répandue.

Le desert des Danakils est très fiévreux, immédiatement avantet surtout après lasaison des pluies, au mois de septembre.

VF. — Côte des Somnlis.

Toute celte région qui comprend la Somalie italienne, la Somalie anglaise, la Somalie française et l’Erythrée, est formée par une bande désertique qui du pied du plateau éthiopien s’avance au bord do la mer. C’est un pajs chaud et aride, qui va en se rétrécissant à mesure que l’on monte du sud au nord. A Djibouti cette zone désertique a environ 250 à 300 kilomètres de large. A Massaouah, au nord, elle est si resserrée qu’en deux heures do marche on peut échapper au climat brûlant des bords de la mer Rouge par l’ascension des premiers contreforts du plateau.

Dans la Somalie française le climat est essentielle-

ABYSSINIE

ment sec. Pendant la saison chaude, de mai à septembre, le thermomètre oscille entre 30° et 40°, et il ne pleut pour ainsi dire jamais. En saison fraîche, c’està-dire de septembre à mai, la température moyenne est de 23° à 2o°, et la pluie tombe quelquefois par ondées et en véritables trombes.

Djibouti est située sur une sorte de presqu’île, ce qui rend la chaleur humide pénible à supporter.

A Obock la chaleur est plus forte qu’à Djibouti. On y note souvent pendant la saison chaude des températures de 45° à 48°, et le thermomètre monte même jusqu’à 50° et plus. Les mois les plus durs sont ceux de mai et septembre, époque du changement de mousson. Alors il n’y a pas un souffle d’air et la température ne descend presque pas pendant la nuit.

Les insolations sont fréquentes dans la Soma'ie française ; mais la fièvre intermittente y est rare, particulièrement à Djibouti.

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