‹ Géographie médicaleChapitre 462 sur 663 · IV. — Basse-Egi/ple · texte numérisé non relu

IV. — Basse-Egi/ple

La grande ville de la Basse-Egypte est Le Caire, El Kahira, la victorieuse, l'héritière de Memphis. La température moyenne y est d’environ 22°. La température moyenne de janvier est de 13°, 3, celle de février et décembre de 15°, celle d’octobre de 24°, celle de juillet, de 29^,3. L’atmosphère est habituellement claire et lumineuse, sauf quand le vent du désert soulève des tourbillons de sable ou qu’il s’élève quelques brouillards sur le Nil, mais ces brouillards durent fort peu.

A une demi heure au sud du Caire, non loin de

oüO

BGVPTH

l’aqueduc de Saladin, à dix minutes à l’ouest du village d Iman-Chafey, on trouve la source thermale d’Aïnbyra. Elle contient 3 1, 2 0/0 de carbonate de magnésie. On peut l’employer comme purgatif. Elle forme un bassin irrégulier de 10 mètres de long sur 40 mètres de large. Un peu plus loin, à 24 kilomètres du Caire, Relouai1 est célèbre par ses eaux sulfureuses. C’est une station recherchée des malades pour la fraîcheur et la pureté de l’air. En face gisent éparses les ruines de Memphis.

Alexandrie s'élève sur l’ancien bourg de Khacotès. La température moyenne de l’année y est de 21°, 3, celle de l’hiver de 15°, 2, celle du printemps de 20°, celle de l’été de 20°, 9, celle de l’automne de 24°, 3. La moyenne thermométrique est de 14° pour janvier, de 13°, 2 pour février, de 10°, 7 pour mars, de 20°, 1 pour avril, de 23°, 2 pour mai, de 23", 7 pour juin, de 25°, 5 pour juillet, de 27°, 8 pour août, de 26°, 4 pour septembre, de 23° pour octobre, de 21°, 3 pour novembre, de 16", 3 pour décembre.

Le climat de Port-Saïd, d’IsmaïJia et de Suez est encore plus chaud que celui d’Alexandrie. Port-Saïd manque surtout d’eau et d'arbres ; mais elle a des moustiques à revendre.

Parmi les autres villes importantes de la basse-Egypte on peut encore citer : Ramleh, agglomération déniaisons de campagne polychromes et qui servent do villégiature aux riches habitants d’Alexandrie; Rosette avec ses jardins ombreux où doux lois par an s’épand le parfum des narcisses ; Tantah qui compte plus de 60.000 habitants ; Damiette qui s’étend en croissant sur la bande de terre qui sépare le Nil du lac Menzaleh ; Medinel-el-Eayoum aux jardins pleins de Iruifs et de roses.

La Tripolitaine.

Page 1