‹ Géographie médicaleChapitre 461 sur 663 · III. — Haute-Egypte · texte numérisé non relu

III. — Haute-Egypte

Le climat de la haute Egypte est sain, malgré l’ardeur de la température.

En descendant le Nil à partir de la première cataracte, on trouve d'abord Assouan, la Syène des Romains, que composent maintenant quelques humbles maisons arabes accroupies à l’ombre des dattiers et des palmiers doums, en face d’Eléphanline, « Me fleurie». Plus bas, c’esL Edfou et ses temples ; Esneb, la ville des aimées ; Thébes et ses ruines grandioses éparses au milieu des sables; Koçéïr, une petite ville aux rues régulières et propres ; l’oasis de Pakhlèh où jaillissent un grand nombre de sources dont 1 eau a 30 ou 3S , h» unes sulfureuses, les autres ferrugineuses; au vi l lag,( J d’El-Kasr les habitants ont établi des bains en creusant deux petits bassins qu’ils ont abrités et entourés de murs. A quelques journées de marche a I ouest < c l’oasis de Üakhlèh est l’oasis de Siouah oùjparlail l’oracle

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d'Ammon < j uo vint interroger Alexandrejc’esl une plaine verdoyante parsemée de lacs bleus; mais ses eaux ont un goût salin et des miasmes dangereux s’échappent du limon et des vases. Quelques sources thermales, quelques-unes légèrement sulfureuses, coulent à côté des jets salins.

En continuant la descente du « père de l’Egypte », on trouve : Keneh dont les blanches maisons sont bâties sur une branche relativement étroite du Nil ; sur la rive gauche, presque en face, Denderah ; Girgeb, près des ruines d’Abydos; Syoul, dans un décor aimable, au pied de la chaîne Ivbique; liéni-Hnssan, un village composé de bulles basses, près d'un beau bois de palmiers; Minieh qui compte plus de vingt mille habitants; Abou-Girgch, une ville fellah, dans une riche plaine, à trois kilomètres du Nil ; Fétrhn ; Benisouèf qu’enceint un rideau de sycomores et de palmiers; Aftieb, où fut Aphroditopolis, la ville d’IIathor.

Enfin ce sont les villages sur remplacement desquels fut Memphis et nous sommes dans la basse-Egypte.

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