V. — Xord tunisien
Si on remonte au nord de la régence, on trouve nombre de localités importantes. Sans compter Bizerle qu’un grand avenir attend sans doute, c’est d'abord Bou-Cbateur qui élève ses maisons au milieu des marécages d’Utique. Son eau est claire, limpide, sans odeur, hyperthermique (40u), très chargée d’arséniates. On l’emploie en boisson après refroidissement.
Plus à l’ouest, Béja, bien que bâtie sur la pente orientale d’une colline, au-dessus d’une vallée verdoyante dans laquelle serpenle un oued, est fiévreuse. Dans le voisinage, le village de Siada a des sources intermittentes d’eaux chlorurées sodiques, d’une tbermalilé de 49°.
Sur la frontière algérienne et en Kroumirie, on trouve des sources d’eau chlorurées sodiques à 49° à Bordj-elllammam, une source ferrugineuse à Aïn Draham, des sources chlorurées sodiques à Hammam des ouled Ali et à Hammam des Ouchlatas.
A l’ouest et un peu au sud, Ei-Kef, l’ancienne Sicca- Veneria où les prêtresses d’Aphrodite se livraient aux passants pour gagner leur dot, a la richesse des eaux jaillissantes.
Thala, misérables débris de l’opulente cité où Jugurtha s’est réfugié avec ses trésors, a dans son voisinage les thermes de El-Ilammàm qui sont encore fréquentés des Arabes.
A quinze kilomètres à l’est de Tunis, sur le bord de Ja mer, au pied du charmant village de Hammam- Lif auquel des constructions récentes ont donné l’as» pect d’une de nos villes d’eau d’Europe, émergent deux sources thermales : Aïn-el-Bey et Aïn-el*Ariane, qui,