NORD TUNISIEN
depuis la plus haute antiquité, ont été fréquentées par les habitants de la région. Ces eaux sont chlorurées sodiques fortes ; elles sont claires, limpides, de saveur salée, quelquefois d’odeur légèrement sulfureuse due a des matières organiques. Leur lhermalité varie de 4/J a 49u. Elles sont utilisées surtout sous la
forme de bains contre les maladies scrofuleuses et nerveuses.
Les sources de Hammarn-Corbus émergent au bord de la mer, au pied des montagnes, en face de la Goulet le, dans la presqu’île du Cap Bon. Ces eaux sont, comme celles de Ilammam-Lif hyperlhermales, chlorurées sodiques fortes ; mais la présence de l’acide phosphorique y ajoute des éléments reconslilulifs et stimulants. Elles sont limpides, inodores, d’une saveur fade et salée. On les administre sous forme de bains d’une durée de dix minutes. Située directement au sud de Tunis entre des altitudes de 196 à 236 mètres, Zaghouan est un heu de villégiature pour les Tunisiens, grâce à son an- pur, à ses jardins, à ses massifs d’arbres, à ses eaux courantes. Outre la source qui alimente d’eau pure la ville de Tunis, on trouve plusieurs sources thermales : Hum mam-Zeriba, dans un site grandiose, dont les eaux chlorurées, sulfatées très faibles, sont employées en bams prolongés ; Ilammam-Djedidi, exclusivement fréquentée par les Arabes qui viennent y soigner leurs rhumatismes.
Nabel qui regarde les eaux du golfe de lïammamet a pris une certaine célébrité comme ville d’hiver. Elle est bien abritée au nord par des collines. Le vent ne sourde pas en tempête dans ses rues comme dans les rues de lums, soulevant des tourbillons de poussière, oquetlemenl entourée d’une large ceinture de jardins orangers, de citronniers, de mandariniers, où fleuris-
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sent aussi ea abondance les rosiers, les jasmins, les géraniums et les grenadiers, Nabel semble une véritable oasis. Le climat y est particulièrement doux en biver ; de temps immémorial les médecins tunisiens y envoient leurs tuberculeux.