SUD TUNISIEN
SGI
i blancs». D’après Rouquerol, tous ou presque tous les i nouveaux arrivants à Gabès sont pris pendant les premiers jours qui suivent leur débarquement, d’embarras gastriques quelquefois assez sérieux. Cette épreuve semanifesle i par une céphalalgie tenace et de la dysenterie, puis, après quelques jours, le malaise se dissipe et le séjour de Gabès devient très supportable ; certains le trouvent même fort agréable.
A l’ouest de Gabès et près de la rive méridionale du i chott el-Fedjedj, plusieurs villages, épars comme ceux de Gabès, au milieu des bouquets d’arbres, constituent un ensemble désigné sous le nom de El-Hamma : ce sont les Aquæ Tacapitanœ des anciens et que les indigènes fréquentent encore.
Gafsa est bâtie sur une terrasse qu’entoure un cirque de rochers et de montagnes. Nombre de sources y versent des eaux claires et limpides, mais séléniteuses et douceâtres; quelques-unes ont une thermalité qui atteint 30°, ce qui, grâce à l’élévation de la température en été à Gafsa, permet aux habitants de dire que leurs sources sont fraîches en été et chaudes en hiver. On rencontre souvent, à la fin de l’automne, à Gafsa et dans Djorid une maladie cutanée particulière qu’on appelle le clou de Gafsa et qui ressemble au clou de Kisbra, mais dont on n a pas encore trouvé le parasite.
Le Djerid ou pays des patmes comprend la région des oa-us méridionales. Il a, en effet, cet « air de feu » qui convient au feuillage des palmiers et des sources tièdes et abondantes qui sans cesse alimentent leurs racines. A Tozeur qu'environne une ceinture de sables, la température moyenne de l’année est de 21°, 02 ; elle peut monter en juillet à 42” ; en janvier elle ne descend jamais au-dessous de 14°. Dans le voisinage de Tozeur, h El- Ilarnma, une source légèrement sulfureuse à laquelle