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IV. — Province d' Oran

Oran, tour à tour arabe, espagnole et turque, est maintenant une belle ville française où il fait bon vivre. La moyenne annuelle de la température dépasse 10°, la moyenne de janvier approche de 12°; mais la moyenne d’août dépasse 22°; on y respire alors un air fréquemment embrasé, saturé de poussière." Aussi en été ses habitants viennent fréquemment respirer sur la plage ombreuse d’Aïn-el-Turk. D’autres viennent au « Bain de la Reine », près de Mers-el-lvebjr où jaillissent au bord do la mer des eaux thermales, claires, limpides, inodores, de saveur un peu âcre, el franchement salines. On vante leur efficacité dans les affections rhumatismales anciennes, l’arthrite chronique, certaines névralgies et même la goutte. Il existe aussi, à Hammam Bou-lladjar, à 14 kilomètres au nord est d’Aïn-Temouchent, des sources dont la tbermalité atteint Oü”.

llemcen, la ville au mille sources, une des cités 1rs plus gracieuses de l’Algérie, se cache au milieu des arbres, sur une terrasse qui s’élève à 800 mètres au-dessus du niveau des mers. La moyenne annuelle de la température y est de 16°, 8, la moyenne de janvier de 9", 2, celle d’août de 26°. Les environs de l’antique Pomaria sont charmants : Agadir qui n’est qu’un faubourg de

1 lemcen, mais un faubourg plein de sentiers ombreux et d’une fraîcheur délicieuse ; El Eubad ou Sidi-Rou-

ALGëRIB

Medin où s’étagent en amphithéâtre les massifs de figuiers, d’oliviers, de grenadiers, de Ienlisques et de caroubiers; EI-Aurit où les eaux du Safsaf se précipitent entre les rochers en cascades étincelantes; Aïn-el-llout qui possède une source ferrugineuse encore fréquentée des indigènes ; Mansoura dont les ruines attestent un passé glorieux ; llammam-Bou-Rahra qui |)ossède une , source thermale sulfureuse qui passe pour guérir toutes les infirmités et rendre fécondes les femmes stériles. Aussi est-elle très fréquentée par les femmes arabes et juives.

Un peu plus au sud, Sebdou est une ville froide en hiver et fiévreuse en élé malgré son altitude de 958 mètres.

En revenant vers Oran, voici d’abord Sidi-Bel-Abbès au centre d’une vaste et belle plaine arrosée par l'oued Mekerra ; Sainl-Denis-du-Sig aux rues ombragées de platanes et rafraîchies par les eaux courantes; puis, en passant à Dublineau ou Oued-el-Hamman, « La rivière j des eaux chaudes », dont les sources alcalines et salines s ne sont pas utilisées, on arrive à Maskara qui s’élève au pied de la terrasse verdoyante du Ghareb-er-Mih et domine la fertile plaine de l’Eghris. A une vingtaine de, j kilomètres au sud-ouest, jaillissent les eaux thermales ; fréquentées de Bou-Hanefia, qu’utilisaient aussi les Romains.

Sur le rivage, la ville la plus populeuse est Mostaga- j nom qui élève ses maisons à plus d’un kilomètre des vagues. La moyenne annuelle de la température dépasse 20°.

Si nous revenons maintenant vers le sud Oranais, c’est d’abord Saïda, « la Fortunée »,qui, grâce à son altitude de 880 mètres, jouit d'un climat presque européen ; puis Géry vil le qui, grâce également à son altitude (1-100

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