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PROVINCE D’ALGER

qui n’est plus qu’à 237 mètres d'altitude, sur un petit seuil do collines, à l'ouest d’une vaste plaine où s'unissent les eaux torrentielles de l’oued Sebaou et de l'oued Aïssi. Le port de In Kabylie est Dellys, une Alger en miniature avec sa rue unique entourant les pentes d’une colline où montent les ruelles de la ville arabe.

A l’ouest d’Alger, sur le versant sud des collines du sahel, Kolea qu’arrosent des eaux pures et abondantes, regarde la Méditerranée et de l'autre la plaine de la Mitidja où s’élève Boufarik, ville pleine autrefois de moribonds et où la corneille elle même ne pouvait vivre, assure un dicton arabe. Aujourd’hui la plaine sinistre s’est assainie, les marais se sont changés en jardins et les platanes font à la ville une ceinture d’ombrages. Boufarik est maintenant une cité coquette, une oasis d’ombre, un opulent verger.

A 30 kilomètres dAlger, a 8 kilomètres au sud de Rovigo, dans un défilé du haut Harrach, jaillissent les eaux thermales salines de llammam-Melouan ou « bains colorés ».

La reine de la Milidja c’est la voluptueuse Blida, la mère des oranges, assise au pied de l’Atlas, sur l’Ouedcl-Kebir, clair torrent descendu des halliers du Beni-Salah. La moyenne annuelle de la température y est de 17", 7. A 8 kilomètres de Blida, au-dessus du village de Souma, tombe une cascade célèbre chez les Arabes, qui viennent, de près ou de loin, s’exposer a son immersion pour obtenir une guérison a tous leurs maux. La cascade est située à une petite distance du tombeau du saint marabout Sidi Mouça. C'est a son influence plus qu’aux vertus de l’eau qui sont nulles, qu’il faut attribuer les guérisons.

Medéa est bâtie sur un plateau, a 920 mètres au-dessus du niveau des mers. La moyenne annuelle de la

ALGÉRIE

température y est de 10°, 5. Dans son voisinage, à Mouzaïa, jaillit à la hase d’un ro lier marneux une source d’eau alcaline gazeuse qui pourrait remplacer avec avantage l’eau de Seltz ou de Saint-Galmier. Un peu plus au sud, à Rerouaguïa, la « ville des asphodèles», on trouve des sources d’eaux thermales sulfureuses.

Mais des thermes autrement célèbres et autrement fréquentés existent sur l’emplacement des « Aqua* Calidœ » des Romains à llamman Rhira. On y trouve des eaux chaudes sulfatées calciques, des eaux ferrugineuses froides. Les Arabes v viennent en foule et un

hôtel bien aménagé y reçoit les Européens.

Entrons maintenant dans la vallée inégale et caillouteuse du Chélif, terre nue, brûlée, battue par les vents arides. Voici d’abord Miliana, à 740 mètres d’altitude, au milieu des vignes. Sa température moyenne annuelle est de 15°. Il fait plus chaud à Duperré dont le séjour est moins agréable. Orléansville est de même un séjour peu enviable pour les Européens qui ont à y redouter aussi bien les chaleurs de l’été que les vents fu rieux de l’hiver.

Un peu au sud de Miliana, Teniel-el-Iiâd s’élève à 1145 mètres d’altitude, ce qui fait (pie les chaleurs y sont modérées: la température moyenne de l’année y est de 17° à 18". Au milieu de sa forêt de chênes et de cèdres jaillissent des sources ferrugineuses d’une grande richesse, très fréquentées par les Arabes.

Quand on descend vers le sud de la province d’Alger, on rencontre d’abord Rou-Sàdà bâtie en amphithéâtre sur un colline, à 578 mètres d’altitude; puis Djolfa, sous un climat de froids vifs et de fortes chaleurs, puisque la température descend à 7° en hiver et dépasse 27" en août ; Laghouat qui porte ses quinze mille palmiers à 741 mètres d’altitude et dont la température en

province d'or an

o vo

août dépasse .‘10°. Plus au sud encore, Ghardaïa, une des sept villes Mzabiles ; Mot! i I i qui a toujours soif dans son ravin sablonneux ; enfin Ouargla qu’enloureni six cent mille dattiers et où les Européens ne peuvent séjourner en élé.

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