IV. — lies clu Cap-Vert
Le climat des îles caboverdiennes est en général chaud et malsain ; la température moyenne d’été est de 22°, celle d’hiver de 18°. La dysenterie et les fièvres paludéennes y sont très répandues.
Sri o Thiago, l'ile la plus vaste de l’archipel, a été appelée la « mortifère ». Sâo-Antao et Sao \ icente, sont] plus salubres. Fogo aussi est saine, mais les sécheresses.
y sont redoutables. j
Brava n’est plus la « sauvage », c’est au contraire le; « paradis des caboverdiennes, » par contraste avec les quatre « enfers, » Sào Vicente, Sal, Bôa-Vista et Maio. C’est l’Ue la plus salubre, la plus agréable et la mieux cultivée de tout l’archipel.
La Sénégambie.
; Au Sénégal on ne compte que deux saisons, à peu près d’egale longueur : la saison sèche ou fraîche qui va de décembre à mai ; l'hivernage ou saison des pluies qui commence dans les premiers jours de juin et dure jusqu à la fin de novembre. Pendant la saison sèche les vents alizés dominent, interrompus de temps en temps, près de la mer, par des brises locales qui soufflent du nord-ouest et de l’ouest. La température est relalivement fraîche sur le littoral : à Saint-Louis elle oscille entre 20° et 21°. Toutefois, même en cette saison, il est des journées pénibles; la chaleur devient étouffante lorsque souffle le vent du désert, le vent d'est, le « harmattan. »
Pendant la saison d’hivernage, les vents sont toujours faibles et variables ; la température n’offre que de légères oscillations et le thermomètre marque 30° à 32°
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à l’ombre. L’humidilé est constanle et les pluies Raccompagnent de tornades.
La tornade est un fort orage précédé et suivi d’un coup de vent violent cjui, au début de la saison, ne donne qu’une simple averse, mais qui s’accompagne ‘ ensuite de pluies dont l’abondance va en augmentant à mesure que la saison s’avance; à la fin de 1 hivernage ^ les averses diminuent au contraire progressivement.
« Les premières tornades de I année, écrit l'amechon, se produisent généralement vers trois heures de l’aprèsmidi : à partir de midi, la chaleur est pénible, l’atmos-J phère suffocante bien que le thermomètre ne monte que très peu, et le ciel prend des teintes plombées. La h n-fc sion électrique augmente rapidement, et, vers le noidesl, on voit s’élever un nuage noir qui monte à l’horizon comme un immense rideau sombre boidé de tlocons blancs à sa partie supérieure et que les éclairs zèbrent de traits brillants. Le nuage envahit lentement toute une moitié du ciel et la foudre, qui se rappioche, ne fait plus entendre qu’un roulement continu, tandis que le ciel s’obscurcissant fait paraître plus vive et plus désagréable la lumière blafarde des éclairs. Quand le nuage noir est arrivé au zénith, l’obscurité est presque complète, la mer vient déferler contre le rivage en lames courtes, qui secouent comme des fétus de paille les bateaux à lancre, et un coup de vent brusque arrive tout à coup entraînant avec lui des tourbillons de sable, de feuilles mortes et parfois aussi le toit de quelque case construite peu soigneusement. De grosses gouttes de * pluie viennent alourdir lèvent, qui perd de sa force a mesure que l’eau tombe avec plus d’abondance et qui finit par cesser tout à fait. Pendant un quart d’heure ou j une demi-heure le tonnerre continue à faire rage, puis peu ii peu s’éloigne, la pluie diminue, tandis que le j