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I. — Climatologie générale

« Le Congo, dont les monts touchent de près le rivage, donne moins de place que la Guinée à ces chaudes alluvions qu’on peut nommer vivantes, tant elles deviennent rapidement Heurs et fruits; et des sables, des campos où règne le capim, herbe sèche, y disputent l’espace aux terres fécondes. A une faible distance de la côte, un premier gradin qu’entaillent avec fracas des fleuves, conduit sur des côleaux plus tempérés que la côte, plus salubres, où l’homme vil déjà mieux sous un ciel moins lourd ; de nouvelles chutes, de nouveaux rapides le long des rivières, annonçent d’autres gradins plus élevés, et bientôt une dernière ascension mène sur le plateau équatorial » (O. Reclus).

Le climat du Congo est d’une uniformité assez constante dans la chaleur.

La température moyenne annuelle oscille entre 25° et 26°. En mars et avril, pendant les journées les plus

CONGO

chaudes, le thermomètre varie de 26° à 3i°. En juillet et août, pendant les journées les plus fraîches, on note de 23° à 30°. C’est bien plus l’humidité de l’atmosphère que sa haute température qui rend le climat difficile à supporter pour les Européens, Cette grande humidité engendre l’anémie et favorise le développement des fièvres palustres.

Comme 0. Reclus l’indique, quand on monte dans l’intérieur, les conditions atmosphériques s’améliorent; la température devient fraîche, la fièvre et les miasmes disparaissent.

Au Congo, l’année se divise en deux saisons : une saison sèche de mai à septembre, et une saison des pluies ou hivernage d’octobre à mai. Les pluies sont presque toujours des averses violentes apportées par les orages. En outre des pluies, il faut encore tenir compte de .l'humidité des rosées et de celle que donnent aux plantes les brouillards du malin, le « cacimbo » des Portugais. En juillet surtout, les brumes sont intenses de cinqàsepl heures du malin et quelquefois pendant toute la journée : « il est rare, dit E. Reclus, qu’on puisse distinguer les sommets des montagnes; un voile cache l’horizon. Les nuits sereines sont rares ; on ne voit le beau ciel étoilé qu’après les violentes ondées qui ont nettoyé l'atmosphère de ses poussières (lot tan tes ».

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