GABON ET CONGO FRANÇAIS
*8on des pluies qui s'étend à son tour de la fin de février tau milieu de mai.
La période de l’hivernage avec sa chaleur humide, sa tension électrique et ses pluies diluviennes, est surtout fatale aux Européens. Chaque soir, au cours de celte •saison, on voit éclater un orage d’une violence inconnue dans nos contrées.
En réalité, le Congo français, placé sous l’équateur, dans la zone torride, subit la loi commune à tous les ipays de la région in ter tropicale, c’est-à-dire que la tem- ! pérature semaintient chaude pendant toute l'année. Aussi
les côtes sont franchement malsaines. Dans l’intérieur, la température fraîchit, en même temps que l’air, saturé de vapeurs sur les rives de la mer, devient plus sec. Si les variations thermométriques observées dans la zone maritime sont peu sensibles (elles dépassent rarement 3;30 a l'ombre et tombent rarement au-dessous de 20°), au contraire, dans les régions qui s’étendent au delà du 4° de latitude nord, sur les plateaux de la Sangha, on peut fréquemment constater des différences de 17 degrés entre la température du jour et celle de la nuit.
La malaria existe au Congo et y fait un grand nombre de victimes parmi les blancs. On y rencontre toutes les formes d’accès pernicieux et aussi la forme bilieuse hémoglobinurique. Parmi les parasites spéciaux, il faut citer la « filaria loa ver de 30 à 60 millimètres de long, pointu à une extrémité, obtus à l’autre, et qui ^lège sous la conjonctive des aborigènes. De [.lus, toutes es especes de filaires, le craw-craw, la maladie du sommeil,et en général tous les parasites (sanguins, viscéraux ou cutanés), se rencontrent chez les indigènes du Gabon et du Congo.
Parmi les centres importants, il faut d’abord signaler Libreville, agglomération de cases disséminées le long
CONGO
de l’estuaire du Gabon. Loango, l'autre port important de la côte, est bâtie au fond d’une petite baie bordée de dunes escarpées. La région environnante est sillonnée presque partout de petits ruisseaux aux rives basses et mal définies, communiquant avec la mer, et qui errent en de nombreux méandres marécageux à moitié cachés par les hautes herbes et les racines des palétuviers et des manguiers.
Brazzaville est le centre des factoreries sur la rive du Congo. Le village s’élève à une trentaine de mètres audessus du fleuve, sur une croupe argileuse d’où la vue s’étend au loin sur le Stanley-Pool et le cirque des montagnes environnantes.
Sur l’Ogooué les centres les plus importants sont : Franceville, Lastourville et Lambarémé.