ÉTAT INDÉPENDANT DU CONGO
Mes barques inclinées sur la plage ou balancées par le ■ flot , font de Landana un des plus gracieux tableaux de Ma côte africaine ». (E. Reclus).
Malheureusement un marigot, quoique masqué maintenant par un rideau d’eucalyptus, rend la région insalubre.
Cabinda n’est pas moins gracieuse que Landana, et 1 Povo-tirande s’étend le long de la plage, entre les bananeries et les jardins.
' • — Etal indépendant du Congo.
{Congo belge).
\ Le climat du Congo belge diffère peu du climat du ! Congo français. La saison chaude ou des pluies débute I l,ai quelques pluies fines de courte durée, séparées par un intervalle de plusieurs jours de sécheresse. Vers la i fin d octobre, parfois le commencement de novembre, elles augmentent progressivement en fréquence, deviennent copieuses, parfois diluviennes, s’accompagnent presque toujours de manifestations électriques, et font ides mois de novembre et de décembre les mois les plus pluvieux. La fin de décembre cependant est moins humide que le commencement du mois et marque souventle début d’une accalmie. Mais il faut arrivera la • fin de février pour voir les pluies redevenir très intenses et continuer ainsi jusqu’à la fin d'avril, fortes et violentes comme en novembre et en décembre, pour cesser vers la mi-mai. En avril, elles ont encore toute leur intensité, mais dans la dernière quinzaine elles sont déjà moins fréquentes ; elles s’espacent et diminuent
CONGO
ensuite rapidement, au point que mai ne compte gêné- j râlement que deux ou trois pluies notables.
Le paludisme domine la pathologie du Congo belge- î Avec des variations en rapport avec la situation géographique et la saison, il n’est presque pas de station qui échappe à la fièvre. La forme bilieuse hematurique est J fréquente. Les dysenteries et les entérites vermineuses : sont également très répandues. L'anémie est fréquente et succède surtout à la déglobulisation produite par les accès de fièvre ou l’ankyloslome. Presque personne n’échappe à l’kydroadénite connue sous le nom de bourbouille (lichen tropicus), qui constitue, pour certains sujets, un véritable supplice.
Quelques centres importants méritent une mention. D’abord, à l’estuaire du Congo, Banana, relativement saine malgré les marais qui l’environnent. Un peu plus haut, toujours dans l’estuaire, Ponta da Lenha, au milieu des bosquets d'orangers.
Borna, la capitale de l’état indépendant, est bâtie sur la rive droite du bas fleuve, et est étagée, de la base au sommet, sur une colline s’élevant en pente douce. La partie basse de la ville renferme encore plusieurs marais qui la rendent malsaine. Pourtant l’état sanitaire général est assez bon pendant la période où les eaux du fleuve sont basses ; mais il devient mauvais quand la localité est soumise au flux et au reflux des époques des hautes eaux. Vivi, sur la rive droite du Congo, à l’endroit où il cesse d’être navigable, par suite des rapides de Yelala, n’est guère plus saine. La situation de Maladi est meilleure.
Léopold vil le est située sur la rive sud du Stanley- Pool et dans une baie que le fleuve forme avant son entrée dans les rapides. L'état sanitaire n y est point
mauvais.
RJsGfON DE TANGANIKA
Equateurville est située au confluent du Huki et du (Congo, en pays de forêts et de plaines liasses, dont une I partie est submergée à l’époque des crues. La température y est particulièrement uniforme.
La station de Stanley- Falls est assez salubre ; celle de flasoko a, au contraire, mauvaise réputation, en raison des marais du voisinage.