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LA RÉGION DU JURA ET LE BASSIN I)E LA SAÔNE

les lacs, la Dombes et la Bresse où bien des étangs encore laissent croupir leurs eaux saumâtres. La cime supérieure de tous les monts du Jura, le Creil de la neige s’élève à 1,723 mètres, alors que dans les gorges du Rhône l’altitude n’est plus que de 166 mètres. 11 en résulte une différence de climat fort sensible. Si la température est douce et le ciel clément sur les bords de la Saône, il est âpre et froid sur les hauts plateaux du Jura.

Ainsi, Trévoux, assis à un détour de la Saône qui l’expose au midi, jouit d'hivers moins rigoureux que le resle de la Dombes et de la Bresse, et le printemps y est bien plus hâtif. En général, les brouillards sont fréquents dans la Bresse et surtout dans la Dombes, à cause de la grande surface occupée par les étangs ; la, on peut dire que la véritable caractéristique du climat c’est la permanence de l’humidité.

Près d’un tiers des jours de l’année sont pluvieux dans la partie basse du département, et, de plus, ils se partagent plus également entre les diverses saisons que dans la partie élevée. Dans celle-ci, par contre, la précipitation atmosphérique est de beaucoup plus forte en hiver ; les jours de pluie ou de neige appartiennent en majeure partie à cette saison ; l’automne vient ensuite ; le printemps et l’été forment une véritable saison sèche et Tannée se divise ainsi en deux parties opposées. En somme, à l’Est, un long hivernage, et, sans transition, un été que va tout d’une venue aux premières neiges , à l’Ouest une humidité, répandue sur les quatre saisons, laisse subsister leur gradation sans leur permettre de s’écarter beaucoup de la température moyenne.

Tout au nord du département, sur la roule de N\’on, dans une plaine élevée au-dessus du lac Léman, sur un vaste gradin qui s’adosse aux premières pentes du Jura,

est le village de Divonne. Quatre sources y versent une eau froide et diurétique. Son climat est tempéré, rafraîchi à l’aurore et au crépuscule par les brises venues des proches montagnes. Tout près est le bleu Léman, « aveevses golfes et ses promontoires, les villes grises et blanches de ses bords, la verdure des plaines et des coteaux, l’éclat des grandes neiges resplendissant à l’horizon, et les ombres des nuées cheminant sur les campagnes » (E. Reclus).

Toutefois le paludisme existe toujours à l’état latent en Dombes. Le D1' F. Ponet, dans un hameau de cinq maisons, situé entre deux étangs, a trouvé deux personnes seulement n’ayant jamais eu la fièvre sur vingthuit, et c’étaient deux étrangers fixés là depuis peu d’années.

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