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III. — Natal

<; Natal est une terre heureuse, gracieuse, où le ciel prodigue les pluies qu’il refuse au versant opposé des montagnes, et ces pluies se distribuent avantageusement sur toutes les saisons. Le pays, s’élevant en raideur, ne livre à la torridilé que son rivage, quelques plaines et ses vallées profondes. Par leur altitude, la plupart de ses contours échappent aux soleils qui boivent l’énergie d’un peuple. A peine a-t-on cessé d’ouïr la voix de 1 Océan, qu’on marche déjà sur des collines salutaires ; quelques heures encore, et l’on foule du pied le gazon des montagnes, au milieu des bois, parmi les grès et les basaltes, devant des cascades brillantes dont les torrents ont de beaux noms Cafres. Plus on monte, plus 1 air se fait frais, puis froid ». (O. Reclus).

Le climat du Natal offre une analogie frappante avec celui du Mexique : dans I une et l’autre contrée, c’est la même succession de terrasses étagées à des altitudes croissantes, avec leurs variétés correspondantes de climats et de productions : air humide et chaud sur le littoral, air sec et frais dans la région moyenne, air vif et froid dans les « highlands ».

La capitale, Pietermaritzbourg, est une des villes les plus agréables de l’Afrique australe. Elle est bâtie à 625 mètres d’altitude, propre, riante, entourée de jardins et de bosquets.

Durban que prolonge le quartier marin de Port-Natal, est dans une situation également heureuse: abondamment approvisionnée d eau fraîche, elle a des rues larges et plantées d’arbres, de magnifiques jardins où croissent les bananiers, les bambous et les figuiers mul-

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