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Pathologie de Madagascar

A Madagascar la salubrité croit d’étage en étage. Un roi des Hovas a pu dire : « Comment craindrais-je les Blancs? J’ai contre eux deux grands généraux : Tazo et llazo î » Tazo, c’est la fièvre, Ifazo la forêt. « Mais si la mort s’engendre à tout instant du jour et de la nuit des mois chauds et des mois lièdes, dans les lagunes à demi dérobées sous les racines conquérantes des mangliers et des palétuviers ; si la cote orientale a reçu de ses fièvres de marais le surnom de cimetière des Européens, le plateau d’Emirne est sain comme la France méridionale. » (O. Reclus).

L’humidité et la chaleur réunies de l’été rendent fort dangereux le séjour dans les liasses terres du littoral do l’est, principalement en janvier et février, quand s’élèvent les brumes grises chargées de miasmes.

Les côtes malgaches sont un foyer permanent d’impaludisrne. L’endémie palustre s’y fait sentirtoute l’année, mais avec une recrudescence appréciable au moment de la saison des pluies.

La malaria exerce aussi sps ravages dans les provinces centrales de l’imerina et duBelsileo; mais ses agressions y sont beaucoup moins fréquentes^ surtout moins graves. Il parait môme qu’elle était inconnue autrefois à Tananarive.

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