IÎ.ES AFRICAINES DF. I.’OCFAN INDIEN
Gif»
La zone des fonds est très paludéenne, notamment dans les vallées humides, constituées en cuvettes marécageuses au milieu des montagnes ; telle est la vallée de Deforona ; celle de l’Angavo, bien que à une altitude de mille mètres, est éminemment insalubre ; les indigènes de race ho va y sont pour la plupart en proie à de violents accès.
Le pays de Vonizongo, à l’ouest de l’Imerina, et celui des Sihanakas, près du lac Alaotra, sont également paludéens. Le Boeni, si humide et si marécageux, est peut-être la région la plus malsaine de Madagascar. « Je n’ai pas vu, dit le Dr Lacaze, d’Européens séjourner ici un an sans être atteints de fièvre intermittente franche; c’est très exceptionnellement qu’ils ne le sont qu’après six mois ; la grande majorité ou plutôt la presque totalité sont impaludés, je veux dire font leur premier accès après les trois premiers mois de séjour. »
On observe aussi les affections dysentériques à Madagascar. Mais, à l'inverse de l’endémie palustre qui va s’affaiblissant à mesure que l'on monte de la cote vers le haut pays, les affections intestinales augmentent de fréquence, toutefois sans jamais atteindre, même en Imérina, l’importance pathologique de l’infection palustre.
La lèpre fait de nombreux ravages à Madagascar, surtout sur le massif central et sur le versant oriental. Les populations de l’ouest sont presque indemnes de celle hideuse maladie ; en revanche, elles ont l’éléphanliasis des Arabes.
Enfin les forêts de l’ile recèlent des multitudes do petites sangsues qui se tiennent en embuscade sur les feuilles des arbustes et des petites plantes lorsque le temps est humide. « Ces animaux, dit L. Catat, viennent en légions innombrables, ils attaquent tout ce qui a