Les villes de Madagascar
A la pointe nord de Madagascar, Diego-Suarez participe de l’insalubrité reprochée à toute la cote malgache. La malaria se fait surtout sentir en janvier, février et mars. Pendant la saison sèche, c’est-à-dire" de juillet à septembre, le thermomètre varie entre 24° et 25° le jour et entre 22° et 2B° la nuit. A partir d’octobre, la température s’élève progressivement : 20° à 27° le jour, et 2L à 25° la nuit ; en novembre et décembre elle est en moyenne de 28° le jour, et de 26u la nuit. Janvier marque la première étape de l’hivernage ; la température se maintient, pendant ce mois, entre 80° et 31" le jour, et 29° et 30° la nuit ; elle augmente encore en février et en mars : 34° en moyenne le jour et 33° la nuit ; puis elle décroît: 31" le jour et 29° la nuit en avril ; 28" lo jour et 29° la nuit en mai.
ILES AFRICAINES DK l’oCÉAN INDIEN
i’uui’ L. Calai, Majunga, par suite de sa situation au milieu des marais, est un point très malsain de la côle ouest de Madagascar. C’est pour lui, le point le plus \ chaud de 1 île. Joly, au contraire, la considère comme ; un des centres les plus sains de la région ; il assure que la chaleur n’y atteint jamais un degré très élevé; il y pleut modérément. « La réverbération du soleil sur du sable blanc et l’absorption d’eau saumâtre sont les deux défauts de Majunga. L’eau est fournie par des puits et provient de la mer, par filtration à travers le sable et le calcaire. Mais si l’on manque d’eau douce en abondance, ' on a, par cela même, le précieux avantage d'ôlre relativement peu torturé par les moustiques; le paludisme contacté sur place est exceptionnel ». (Joly). La température moyenne annuelle y serait, d’après Reynaud, de 29°.
Un lazaret a été installé de l’autre coté de la baie de Maju nga, entre l’embouchure du Relsiboka et le cap Ankatsepa. Tout y manque, sauf les moustiques et la malaria.
Au nord deTamatave, sur la rive opposée, le premier havre est celui de Foulepoinle ou Marofototra ou encore Mahavelo, c’est-à dire « R eau coup de santé», très salubre en effet pour les Retsimisaraka, tandis qu’il est presque toujours mortel pour les Européens.
Tamatave est construite sur un sol sablonneux où l’on trouve partout et peu profondément une eau saumâtre et malsaine. Les fièvres y sont communes. Les températures élevées de la saison chaude et les pluies diluviennes qui tombent à chaque instant augmentent encore l’insalubrité. La moyenne annuelle de la température y est de 23", S, la moyenne des maxima et des ininima étant respectivement de 29°, 8 et de 17°, 9. Le maximum absolu 35°, fi a été observé en janvier et le mininum absolu 13° en juillet.
VILLKS DE MADAGASCAR
Tunauarive est une ville relativement saine. En l’absence des précautions les plus élémentaires de l’hygiène, sa position élevée, les vents violents qui dessèchent l’atmosphère pendant plusieurs mois de l’année, les grosses pluies de l’hivernage qui nettoient les hauts quartiers et qui entraînent dans les parties basses les immondices de toute nature, enfin l’abondance et le bon marché de la nourriture qui rendent la vie facile, contribuent à maintenir la ville dans d’assez bonnes conditions de salubrité. L’eau est fournie en assez grande quantité par des sources qui jaillissent au pied des collines et sur les flancs des céteaux, mais il faut la transporter dans les différents quartiers.
La température moyenne annuelle de Tananarive est d’environ 18°, la moyenne des maxima étant 27° et celle des minima un peu plus de 9°. Le maxima absolu 31°, 4 a été observé en novembre et le minimum 3", 8 en juin. Les mois les plus chauds sont ceux de novembre (21°), décembre (20°), janvier (20°), février 1.20°, 7) et mars (20°, 3). Les mois les plus froids sont juin (13°, 4), juillet (14°, 8), et août (15°, 6).
A lananarive la pluie tombe tous les jours pendant les mois do novembre, décembre, janvier, février et mars. « La matinée est relativement belle, le soleil se montre même quelquefois, puis, de midi à trois heures, de gros nuages s’amoncellent, le ciel s’obscurcit, l’astre du jour disparaît ; vers quatre heures, au sein de ces nimbus, un orage se forme, presque toujours dans l’est ou dans le nord, il s’avance peu à peu, les roulements de tonnerre, d’abord lointains, deviennent plus violents. Tantôt ce sont de lointaines décharges d’artillerie, d’autres lois on dirait qu’on arrache violemment une cotonnade neuve ; ce sont des crépitements ; alors l'orage est dans toute sa force, il crève sur nos tètes, la pluie tombe