VILLES DE MADAGASCAR
SJ?
vie ; des bœufs, des voyageurs mémo, perdus dans ces forêts, y sont morts d’épuisement et ont succombé aux morsures spoliatrices de ces êtres minuscules. Lorsque les hirudinécs sont en chasse, ce qui leur arrive souvent, car c’est toutes les fois qu’il pleut, elles se tiennent fixées par leurs ventouses caudales aux feuilles basses des arbustes et des petites plantes, puis, allongeant leur corps et se faisant aussi fines que possible, elles agitent leurtêledans tous les sens et cherchent une proie qui passe à leur portée. Ont-elles cette chance, elles quittent la branche qui leur servait de point d’appui, entaillent la peau, et enfoncent leur suçoir bien loin dans la blessure ; on ne peut leur faire lâcher prise sans les briser que lorsqu’elles sont remplies, et la blessure triangulaire qu’elles laissent après elles, saigne encore longtemps.