I- — Divisions climatériques
Au point de vue physique et climatérique, on peut diviser le Canada en trois grandes zones : la zone de l’est, la zone de l’ouest et la zone centrale.
Il est inutile de faire remarquer, dès maintenant, les différences considérables que doit présenter le climat de régions aussi étendues et aussi diversifiées, comprenant vingt degrés de latitude, c’est-à-dire depuis la latitude de Constantinople à celle du Cap Nord en Norvège.
. Le Canada dans son ensemble est un pays extrêmement sain. Les races britannique et française n’ont pas dégénéré sous son climat.
IL — Colombie britannique.
La Colombie britannique a en général un âpre climat. Son ciel est souvent brumeux, mouillé, morose.
Dans la partie continentale l’hiver commence généralement en septembre on octobre et ne Unit qu’en mai : c’ést la longue saison (les neiges, des pluies, des i brouillards et des givres. Les étés sont courts et quelquefois très chauds. Pourtant, sur les côtes de Vancouver et dans les péninsules riveraines, 1 atmosphère est plus J tiède et les écarts de température sont moins prononcés.
L'île de Vancouver jouit, en effet, d’un climat qu’on pourrait presque qualifier d’heureux : l’été y est humide et doux, l’hiver presque sans neige. Elle porte à sa ' pointe sud-orientale la capitale et la ville la plus populeuse de la colonie : Victoria, admirablement siluee sur ■ les bords d’une baie rocheuse. C’est une gracieuse cité anglaise, bien ombragée et munie d’eau pure en abondance.
L’archipel de la Reine Charlotte baigne également
dans un climat fort doux. j.
Les grandes villes du continent sont : Vancouver, qui s’est élevée comme par enchantement au bord d une crique bien protégée ; et New-Wesminster à l’embouchure du Fraser. Dans cette dernière ville, la moyenne annuelle de la température est de 8°, 7 ; le mois le plus chaud est le mois de juillet avec une moyenne de 16°, 6| et 31°, 7 comme température extrême ; le mois le plus froid est janvier avec une moyenne de 1°,6 et — 9°, 71 comme température extrême.
Il existe des sources sulfureuses à ITarrison, une bourgade bâtie sur les bords du Fraser.
En remontant le Fraser on trouve encore sur ses rives la petite ville de Kamloops, au centre d’une vallée dont on recommande le séjour aux tuberculeux. Cette val Le pittoresque, située entre les monts rocheux et la chaîne des Cascades, a un climat très sec. Les tuberculeux qui
TERRITOIRES I>r GRAND NORD
pourraient le plus bénéficier d’un séjour à Kamloops sont ceux qui ont une tendance à la congestion chronique.